dit saint Paul », Cor. IT
PENSÉES CHRelTIENNES 243
David dans ses Psaumes ^, c'est-à-dire ce chant qui part de l'esprit nouveau de la charité. »
5 Quand S. Pierre et les Apôtres ^ délibèrent d'abolir la circoncision, où il s'agissait d'agir contre la loi de Dieu, ils ne consultent point les Prophètes, mais simplement la réception du Saint-Esprit en la personne des incirconcis. Ils jugent plus sûr que Dieu approuve ceux qu'il remplit de son Esprit, que non pas qu'il faille observer la loi. Us savaient que la fin de la loi n'était que le Saint-Esprit ; et qu'ainsi, puisqu'on l'avait bien sans circoncision, elle n'était pas nécessaire.
î Deux lois suffisent pour régler toute la République Chrétienne, mieux que toutes les lois politiques, l'amour de Dieu et celui du prochain ^.
î La Religion est proportionnée à toute sorte d'esprits. Le commun des hommes s'arrête à l'état * et à l'établissement où elle est ; et cette Religion est telle que son seul établissement est suffisant pour en prouver la vérité. Les autres vont jusqu'aux Apôtres. Les plus instruits vont jusqu'au commencement du monde. Les Anges la voient encore mieux et de plus loin, car ils la voient en Dieu même •^.
î Ceux à qui Dieu a donné la Religion, par sentiment du coeur sont bien heureux et bien persuadés ^. Mais pour ceux qui ne l'ont pas, nous ne pouvons la leur procurer que par