car ilslavoient en Dieu métne», addition de P. R
6. « ... bien persuadés. « ; de même dans F. ; l'édition H. doniM» t bien légitimement persuadés. »
raisonnement, en attendant que Dieu la leur imprime • lui-même dans le cœur, sans quoi la foi est inutile pour le salut *
^ Dieu, pour se réservera lui seul le droit de nous instruire et pour nous rendre la difficulté de notre être inintelligible, nous en a caché le nœud si haut, ou, pour mieux dire, si bas, que nous étions incapables d'y arriver. De sorte que ce n'est pas par les agitations de notre raison, mais par la simple soumission de la raison, que nous pouvons véritablement nous connaître.
• Les impies, qui font profession de suivre la raison, doivent être étrangement forts en raison. Que disent-ils donc? Ne voyons-nous pas, disent-ils, mourir et vivre les bêtes comme les hommes, et les Turcs comme les Chrétiens? Ils ont leurs cérémonies, leurs Prophètes, leurs Docteurs, leurs Saints, leurs Religieux, comme nous, etc. Cela est-il contraire à l'Écriture ? Ne dit-elle pas tout cela ? Si vous ne vous souciez guère de savoir la vérité, en voilà assez pour demeurer en repos. Mais si vous désirez de tout votre cœur de la connaître, ce n'est pas assez regarder au détail. C'en serait peut-être assez pour une vaine question de Philosophie; mais ici où il y va de tout... Et cependant, après une réflexion légère de cette sorte, on s'amusera, etc.
* C'est une chose horrible, de sentir continuellement s'écouler ^ tout ce qu'on possède, et qu'on s'y puisse atta-
1. «... en'attendant que Dieu la leur imprime, etc. »; de même dans F. D'après l'édition H. : « ... la leur donne par sentiment de cœur. »
2. « ... sans quoi la foi est inutile, etc. » ; de même dans F. ,- suivant l'édition H. : « ... n'est qu'humaine et inutile, etc. »
3. « ... de sentir continuellement s'écouler... » Le mot aonligné ajouté par P. R.
PENSEES CHRETIENNES 2i5
cher*, sans avoir envie de chercher s'il n'y a point quelque chose de permanent.
5 II faut vivre autrement dans le monde selon ces diverses suppositions : si on pouvait y être toujours; s'il est sûr qu'on n'y sera pas longtemps, et incertain si on y sera une heure. Cette dernière supposition est la nôtre.
5 Par les partis vous devez vous mettre en peine de rechercher la vérité. Car si vous mourez sans adorer le vrai principe, vous êtes perdu. Mais, dites-vous, s'il avait voulu que je l'adorasse, il m'aurait laissé des signes de sa volonté. Aussi a-t-il fait; mais vous les négligez. Cherchez-les du moins : cela le vaut bien.
î Les Athées doivent dire des choses parfaitement claires. Or il faudrait avoir perdu le sens ^ pour dire qu'il est parfaitement clair que l'àme est mortelle. Je trouve bon qu'on n'approfondisse pas l'opinion de Copernic ; mais il importe à toute la vie ^ de savoir si l'àme est mortelle ou immortelle.
5 Qui peut ne pas admirer et embrasser une Religion qui connaît à fond ce qu'on reconnaît d'autant plus qu'on a plus de lumière ?
5 Un homme qui découvre * des preuves de la Religion Chrétienne est comme un héritier qui trouve les titres de sa maison. Dira-t-il qu'ils sont faux ^, et négligera-t-il de les
1. 1 ... et qu'on s'y puisse attacher, etc. » Cette fin d'alinéa est encore une addition de P. R.
2. « Or il faudrait avoir perdu le sens pour dire, etc. » ; F. : « Or, il n'est point parfaitement clair que l'àme soit matérielle. »
3. « ... mais il importe à toute la vie, etc. » ; F. .- *... mais ceci .'... il importe à toute la vie, etc. »
4. « Un homme qui découvre, etc. « Ce début est une addition lugée nécessaire par P. R. ; F. commence ainsi : « C'est un liéritier, etc. »
5. « Dira-t-il qu'ils sont faux ?» ; F. : • Dira-t-il ; Peut-être qu'ils sont faux ? »
« Je ne vois pas qu'il y ait plus de difficulté de croire la résurrection des corps et l'enfantement de la Vierge que la création ^ Est-il plus difficile de reproduire un homme que de le produire ? Et si on n'avait jamais su ce que c'est que génération, trouverait-on plus étrange qu'un enfant vint d'une fille seule que d'un homme et d'une femme?
5 II y a grande différence * entre repos et sûreté de conscience. Rien ne doit donner ' le repos que la recherche sincère de la vérité. Et rien ne peut donner l'assurance que la vérité,
5 *I1 y a deux vérités de foi également constantes : l'une, que l'homme dans l'état de la création, ou dans celui de la grâce, est élevé au dessus de toute la nature, rendu semblable à Dieu et participant de la divinité; l'autre, qu'en l'état de corruption et du péché, il est déchu de cet état et rendu semblable aux bêtes. Ces deux propositions sont également fermes et certaines. L'Ecriture nous les déclare manifestement, lorsqu'elle dit en quelques lieux : Deliciœ meœ esse cum filiis hominum ^. Effundam Spiritum meum super omnem camem^. DU estis, etc. '; et qu'elle dit en d'autres :
1. Voici ce passage dans F. : € Qu'ont-ils à dire contre la résurrection et contre l'enfantement de la Vierge ? Qu'est-il plus difficile de produire un homme ou un animal, que de le reproduire? Et s'ils n'avaient jamais vu une espèce d'animaux, pourraient-ils deviner s'ils se produisent sayis la compagnie les U7is des autres ? »
i. t n y a grande différence, etc. » Les mots soulignés ont été ajoutés par P. R.
3. Rien ne doit donner... rien nepeut donner. » A ces deux endroits, il y a dans F. : e rien ne donne, etc. » Dans l'édition citée les deux membres de la phrase sont transposés.
4. D'après F., cet al. ne se trouve ni dans le manuscrit ni dans les copies.