le couteau et non pas la paix. », Matth., X
7. < ... que la sagesse des hommes n'est que folie devant Dien. » I. Cor., III, 19.
cette paix que Jésus-Christ a aussi apportée. Elle ne sera néanmoins parfaite que quand le corps sera détruit; et c'est ce qui fait souhaiter la mort, en souffrant néanmoins de bon cœur la vie pour l'amour de celui qui a souffert pour nous et la vie, et la mort, et qui peut nous donner plus de biens que nous n'en pouvons ni demander ni imaginer, comme dit Saint Paul *.
? Il faut tâcher de ne s'affliger de rien* et de prendre tout ce qui arrive pour le meilleur. Je crois que c'est un devoir, et qu'on pèche en ne le faisant pas: car enfin, la raison pour laquelle les péchés sont péchés est seulement parce qu'ils sont contraires à la volonté de Dieu. Et ainsi, l'essence du péché consistant à avoir une volonté opposée à celle que nous connaissons en Dieu, il est visible, ce me semble, que quand il nous découvre sa volonté par les événements, ce serait un péché de ne s'y pas accommoder.
î Lorsque, la vérité est abandonnée et persécutée il semble que ce soit un temps où le service qu'on rend à Dieu, en la défendant, lui est bien agréable. Il veut que nous jugions de la grâce par la nature. Et ainsi il permet de considérer que, comme un Prince chassé de son pays pai' ses sujets a des tendresses extrêmes pour ceux qui lui demeurent fidèles dans la révolte publique, de même il semble que Dieu considère avec une bonté particulière ceux qui défendent la pureté de la Religion^ quand elle est combattue. Mais il y a cette différence entre les Rois de la terre et le Roi des Rois, que les Princes ne rendent pas leurs sujets fidèles, mais