‹ Pensées, essais, maximes et correspondance de J. Joubert (volume 2)Chapitre 6 sur 72 · XXXVI H · texte numérisé non relu

XXXVI H

Dans l'Endyinion de Girodet , le personnage du zépliirc donne un témoin à une scène qui ne devrait pas en avoir.

David , relève ion génie et ton Androinaquc

assise !

Regarder une mauvaise peinture avec respect , ci une bonne avec délices, c'est la plus louable, et je dirai même la plus honorable disposition où puisse se trouver et se montrer une honnête ignorance.

XLÏ.

L'art théâtral n'a pour objet que la représentation. Un acteur doit donc avoir l'air demi-ombre et demi-réalité. Ses larmes, ses cris, son langage, ses gestes doivent sembler demi-feints et demi-vrais. Il faut enfin , pour qu'un spectacle soit beau , qu'on croie imaginer ce qu'on y entend , ce qu'on y voit , et que tout nous y semble un beau songe.

L'objet de toute représentation est de donner une idée fixe et dont l'effet soit chaque fois infaillible. Or, pour y parvenir, il faut que la représentation soit très-déterminée, c'est-àdire très-exacte et très-achevée dans toutes les parties qui doivent produire l'effet auquel on vise.

Il serait bon que les spectacles dramatiques fussent entièrement publics, ne fût-ce que pour donner au peuple une idée d'un beau son, d'un beau geste , d'un beau langage et d'une belle voix.

Nos danseurs ennoblissent ce qui est grossier; mais ils dégradent ce qui est héroïque.

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