DB LA SECONDE PARTIE. ^H
ment leur misère et sa miséricorde infinie ; qui s'unit au fond de leur âme; qui la remplit d'humilité, de joie, de confiance, d'amour; qui les rend incapables d'autre fin que de lui-même ^
«i5 VIII. Tous ceux qui cherchent Dieu hors de J.-C. et qui s'arrêtent dans la nature, ou ils ne trouvent aucune lumière qui les satisfasse, ou ils arrivent à se former un moyen de connaître Dieu et de le servir sans médiateur ; et par là ils tombent ou dans l'athéisme ou dans le déisme : qui sont deux choses que la religion chrétienne abhorre presque également.
«• Sans Jésus-Christ le monde ne subsisterait pas; car il faudrait, ou qu'il fût détruit, ou qu'il fût comme un enfer ^
sM Si le monde subsistait pour instruire l'homme de Dieu, sa divinité reluirait de toutes parts d'une manière incontestable ; mais comme il ne subsiste que par J.-C. et pour J.-C. et pour instruire les hommes et de leur corruption et de leur rédemption, tout y éclate des preuves de ces deux vérités. Ce qui y parait ne marque ni une exclusion totale, ni une présence manifeste de divinité, mais la présence d'un Dieu qui se pache : tout porte ce caractère ^.
IX. Le seul qui connaît la nature ne la connaîtra-t-il que pour être misérable?
■ Dans la Copie seulement, 'et» Idem.
HS PHISPACR DE LA SECONDE PARTIE.
Le seul qui la connaît sera-t-il le seul malheureux I
Il ne faut pas qu'il ne voie rien du tout; il ne faut pas aussi qu'il en voie assez pour croire qu'il le possède; mais qu'il en voie assez pour connaître qu'il l'a perdu : car, pour connaître qu'on a perdu, il faut voir et ne voir pas; et c'est précisément l'état on est la nature '.
X. Voilà ce que je vois et ce qui me trouble. 190 Je regarde de toutes parts , et ne vois partout qu'obscurité. La nature ne m'offre rien qni ne soit matière de doute et d'inquiétude, Si je n'y voyais rien qui marquât une Divinité, je me déterminerais à n'en rien croke. Si je voyais partout les marques d'un Créateur, je reposerais en paix dans la foi. ^Mais voyant trop pour nier et trop peu pour m'assurer, je sjm dans un état à plaindre, et où j'ai souhaité «OBot lois que si un Dieu la soutient, elle le marquât sans équivoque ; et que si les marques qu'dle an donne sont trompeuses , elle les supprimât tout à feit ; <qn'«tle dit tout ou rien , afin que je visse quel parti je dois suivre. Au lieu qu'en l'état m je suis^ ignorant ce ^ue je suis et ce que je <lois faire, je ne connais ni ma condition; ni mon devoir. Mon cœur te»4 totit entier à connaître où est le vrai bien, pour le suivre. Rien ne me serait trop cher pour l'élernité *.
Dans la Copie seuiemenl.
' Idem.