QUE L HOMME SANS LA FOI NE PEUT CONNAITRE LE VRAI SIEN NI LA JUSTICE
Le titre que nous donnons à ce chapitre se trouve écrit de la main de Pascal en tête d'un fragment qui évidemment était destiné à former le commencement de la Seconde Partie de son grand ouvrage.
A la suite de ce fragment, qui ouvre ce premier chapitre, nous avons réuni plusieurs pages, en partie inédites, çà et là dispersées dans le MS., sans indication et sans suite, mais qui se rattachent par un lien immédiat à cette idée fondamentale : que la religion seule peut nous donner la connaissance parfaite du vrai bien et de la véritable justice.
Une grande partie des considérations présentées dans ce chapitre sont empruntées à V Apologie de Raymond de Sebonde, par Montaigne. Suivant notre habitude, nous indiquons par des notes au bas des pages, les emprunts que fait Pascal à l'auteur des Essais. Ces rapprochements, pleins d'intérêt sous le rapport purement littéraire, montrent surtout que le livre de Montaigne était pour Pascal un répertoire des opinions humaines et comme une sorte d'histoire de la philosophie ancienne.