‹ Pensees, fragments et lettres de Blaise PascalChapitre 49 sur 134 · XXIV. * L'être éternel est toujours, s'il est une fois · texte numérisé non relu

XXIV. * L'être éternel est toujours, s'il est une fois

' Dans la Copie seulement.

DR LA VRAIB BBLIGION. ^57

XXV. " Toutes les objections des uns et des autres ne vont que contre eux-mêmes et point contre la religion. Tout ce que disent les impies '....

2» XXVI, * Ainsi tout Tunivers apprend à Thomme ou qu'il est corrompu, ou qu'il est racheté; tout lui apprend sa grandeur ou sa misère. L'abandon de Dieu parait dans les païens; la protection de Dieu paraît dans les Juifs '.

255 XXVII. Il n'y a rien sur la terre qui ne montre ou la 443 misère de l'homme, ou la miséricorde de Dieu; ou l'impuissance de l'homme sans Dieu, ou la puissance de l'homme avec Dieu '.

— Dieu a fait servir l'aveuglement de ce peuple au bien des élus.

26!^ XXVIII. Le monde subsiste pour exercer miséricorde et jugement : non pas comme si les hommes y étaient sortant des mains de Dieu, mais comme des ennemis de Dieu, auxquels il donne par grâce assez de lumière pour revenir, s'ils le veulent chercher et le suivre; mais pour les punir, s*ils refusent de le chercher ou de le suivre *.

■ Dans la Copie seulement. — ' Id.

* Cette pensée résume en quelque «orte tout Touvrage de Pascal, etreiNToduit les deux grandes divisions quil a expressément indiquées ailleurs.

* Dans la Copie seulement.

324 XXIX. Dieu veut plus disposer la volonté que Tesprit. La clarté parfaite servirait à l'esprit et nuirait à la volonté.

* Abaisser la superbe '.

XXX. * La corruption de la raison paraît par tant de différentes et extravagantes mœurs. Il a fallu que la Vérité soit venue, afin que Thomme ne véquit plus en soi-même *.

275 XXXI. Qui peut ne pas admirer et embrasser une religion qui connaît à fond ce qu'on reconnaît d'autant plus qu'on a plus de lumière^?

182 XXXII. Pour moi, j'avoue qu'aussitôt que la religion chrétienne découvre ce principe : que la nature des hommes est corrompue et déchue de Dieu, cela ouvre les yeux à voir partout le caractère de cette vérité; car la nature est telle, qu'elle marque partout un Dieu perdu, et dans l'homme, et hors de l'homme. * Et une nature corrompue *.

L'intelligence des mots de bien et de mal '

275 XXXtlI. Il y a deux vérités de foi également con-

' Dans la copie du fonds de St.-Germain le mot superbe est effacé de la main d'Arnauld et remplacé par le mot orgueil, ' Dans la Copie seulement.

' Ni dans le MS., ni dans la Copie.

* Dans la Copie seulement. — * Ihid.

DB LA VRAIB RELIOIOIf. 4 59

stantes : Tune, que rhomme, dans Tétai de la création, ou dans celui de la grâce, est élevé au-dessus de toute là nature, rendu semblable à Dieu et participant de la Divinité; l'autre, qu'en l'état de corruption et du péché, il est déchu de cet état et rendu semblable aux bêtes. Ces deux propositions sont également fermes et certaines. L'Ecriture nous le déclare manifestement, lorsqu'elle dit en quelques lieux : Deliciœ mecBy esse cum filiis hominum *. Effundam spiritum meum super omnem carnem *. DU esiis, etc. '• Et qu'elle dit en d'autres : Omnis caro fœnum^. Homo comparattis est jumentis insipientihus, et similis factus est mis ^, Dixi in corde meo de filiis hominum , utprobar et eos Detis et ostenderet similes esse bestiis ®, etc. "^

XXXI V. Toute religion est fausse qui, dans sa foi, 235 n'adore pas un Dieu comme principe de toutes choses, et qui, dans sa morale, n aime pas un seul Dieu comme objet de toutes choses.

• Prov., 8, 21. - « Joël., % 28. — ' Vsal., 81, 6. ~ « /* , 40, 6. - • Psal,^ 48, i8 — • Eccles.y 3, 18. ' Ni dans le MS., dî dans la Copie.

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