‹ Pensees, fragments et lettres de Blaise PascalChapitre 50 sur 134 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

Rieu dans les notes de Pascal n^îndiqne la place qne doit occuper ce chapitre. Mais on peut supposer qu^après avoir exposé les caractères de la religion chrétienne et inspiré le désir d'entrer en possession des biens qu'elle donne, Pascal recherchait et indiquait les moyens de parvenir à la foi. Or, tel est évidemment Tobjet principal des fragments dont nous formons ici un chapitre, et particulièrement de récrit intitulé : Infini, Rien,

Ce fragment dans lequel Pascal, après avoir appliqué le calcul des probabilités à la question de Dieu et de Tâme, et avoir essayé de démontrer mathématiquement quMl faut parier pour Texistence de Dieu et pour rimmortalité de Tàme, fait un appel aux sentiments les plus intimes du cœur, ce fragment célèbre est ici publié pour la pre^ mière fois en parfaite conformité avec le MS.

Il est tout entier de la main de Pascal et de son écriture la plus abrégée. Nous croyons important de faire remarquer, au risque de paraître minutieux, que le MS. de ce fragment ofTre Taspect de Tébauche la plus imparfaite : ce n*est qu'une suite de notes provisoires tracées d'un premier jet et dans une confusion matérielle dont on aura quelque idée en prenant garde aux chifTres de renvoi imprimés en marge dans cette édition, mais qu'il vaudrait mieux voir dans le MS. même. Un des feuillets a été visiblement plié en quatre et longtemps porté dans la poche d'un habit.

Sur une de ces notes se trouve le titre suivant : Fin de ce discours, ce qui pourrait faire croire qu'elles avaient été écrites par Pascal en vue d'une conversation avec quelqu'un des personnages qu'il avait connus dans le monde, avec le chevalier de Méré, par exemple. Quoiqu'il en soit de cette conjecture, il est certain que le fragment Infini. Rien ne peut être regardé que comme un canevas dont Pascal se réservait de développer et d'éclaircir le sujet.

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