XXVII. * Figuratif
* Rien n'est si semblable à la charité que la cupidité, et rien n'y est si contraire. Ainsi les Juifs pleins des biens qui flattaient leiir cupidité étaieoit très-conformes aux chrétiens et très-contraires. Et par ce moyen ils avaient les deux qualités qu'il fallait qu'ils eussent, d'être très-conformes an Messie pour le figurer et très-contraires pour n'être pas témoins suspects.
XXVIII. * Les figures de la totalité de la rédemp-s** lion, comme que le soleil éclaire à tous, ne marquent qu'une totalité ; mais les figurantes des exclusions, cornac des Juifs éhis à l'exclusion des Gentils, marquent l'exclusion. — * J.-C. Rédempteur de tous.
' Sont manqtie dans Le MS.
' Exode. XU, 8.
DES FIGCEATIPS. 264
Oui : car il a ofFert comme un homme qui a racheté tous ceux qui voudront Tenir à lui. Ceux qui mourront en chemin, c*e8t leur malheur ; mais quahi à lui il leur offrait rédemption. Gela est hon en cet exemple où celui qui rachète et celui qui empêche de monrir sont deux , mais non pas en J.-C. qui fait Tiln et l'autre.
* Non : car J.-C. en qualité de rédempteur n'est pas peut-être maître de tous , et ainsi en tant qu'il est en lui il est rédempteur de tous.
XXlX. "^ Et cependant ce testament, fait pour aveugler les uns et éclairer les autres, marquait en ceux mêmes qu'il aveuglait la vérité qui devait être connue des autres. Car les biens visibles qu'ils recevaient de Dieu étaient si grands et si divins, qu'il paraissait bien qu'il était puissant de leiir donner les invisibles et un Messie.
* Car la nature est une image de la grâce ; et les miracles visibles sont images des mvisibles. Ut sciatis, tihi dico sur^e.
* Is, 51 *, dit que la Rédemption sera l'image de la mer Rouge.
* Dieu a donc montré en la sortie d'Egypte, de la mer, en la défaite des tîois, en la manne, en toute la généalogie d'Abraham qu'il était capable de sauver, de faire descendre le pain du ciel, etc., de sorte que le peuple ennemi est la figure et représentation du même Messie qu'ils ignorent.
' Is., U, 10 et 11.
262 DKS FIGURATIFS.
* Il nous a donc appris enfin que toutes ces choses n'étaient que figures et ce que c'est que vraiment libre, vrai Israélite, vraie circoncision^ vrai pain du ciel, etc.
an — Dans ces promesses-là chacun trouve ce qu'il a dans le fond de son cœur : les biens temporels ou les biens spirituels, Dieu ou les créatures ; mais avec cette différence que ceux qui y cherchent les créatures les y trouvent, mais avec plusieurs contradictions, avec la défense de les aimer, avec Tordre de n'adorer que Dieu et de n'aimer que lui, ce qui n'est qu'une même chose ; et qu'enfin il n'est point venu Messie pour eux. Au lieu que ceux qui y cherchent Dieu le trouvent, et sans aucune contradiction, avec commandement de n'aimer que lui, et qu'il est venu un Messie dans le temps prédit pour leur donner les biens qu'ils demandent.
— Et ainsi les Juifs avaient des miracles, des prophéties qu'ils voyaient accomplir; et la doctrine de leur loi était de n'adorer et dé n'aimer qu'un Dieu. Elle était aussi perpétuelle. Ainsi elle avait toutes les marques de la vraie religion : aussi elle l'était. Mais il faut distinguer la doctrine des Juifs d'avec la doctrine de la loi des Juifs. Or, la doctrine des Jipfs n'était pas vraie, quoiqu'elle eût les miracles, les prophéties
j et la perpétuité, parce qu'elle n'avait pas cet autre point de n'adorer et n'aimer que Dieu.
XXX. * La peinture seule de tous les mystères a été 90 déclarée manifestement aux Juifs et par St-Jean, précurseur; et puis les autres mystères, pour marquer qu'en chaque homme comme au monde entier cet ordre doit être observé.
* Changer de figures à cause de notre faiblesse '.