‹ Pensées inédites de RivarolChapitre 8 sur 11 · ITO · texte numérisé non relu

ITO

Je n^aperçois ici qu'une garde inhumaine , Et dans chaque regard qu'un forfait médité ; Au-delà de ces murs qu'une pitié lointaine , Pour ma triste captivité.

Quelquefois au sommeil si ma douleur succombe , Ciel ! quel jour s'offre à moi , quelle afTreuse clarté ! Quel fantôme s'agite , et^soulevant sa tombe. Vient troubler ma captivité :

C'est mon époux, c'est lui; j'entends sa voix plaintive. D'où viens-tu , cher époux , dans ce lieu détesté ? Mais je lui parle en vain , sou ombre fugitive , Me laisse à ma captivité.

Rivarol défendit noblement et avec justice notre malheureuse reine dans son journal politique national en 1789, lorsque tant de monstrueux calomniateurs l'attaquaient sans relâche. Son admirable et infortunée fille , cet ange de la terre avant qu'elle le soit du ciel, n'a-t-elle pas été en butte à des calomnies aussi absurdes que révoltantes dans notre dernière révolution? 0 Français! quel peuple êtesvous? Le général frère de Rivarol fit le quatrain suivant en 1820, pour mettre au bas du portrait de cette auguste princesse.

On la voit tous les jours avec un zèle ardent , Élever un cœur pur vers le ciel qui l'attend. Secourir le malheur, proléger l'innocence , Et faire son bonheur du bonheur de la France.

Note de l'Editeur.

N.B. Le traité qui suit sur la Philosophie moderne est extrait de l'ouvrage sur les Facultés intellectuelles et morales de l'iiomme , imprimé à Hambourg , en 1797, qui se trouve aussi dans la collection des œuvres de l'auteur, publiées à Paris , en 11

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