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LE MOUTON, LA BREBIS

« Voyons, lecteurs, ici le mouton, la brebis, Ce paisible animal est bien sans contredit De tous les animaux il est le plus docile, Et pour le diriger c'est un des plus faciles. Par ses capacités nul ne peut l'approcher Pour se bien habiller, se nourrir, bien coucher.

i « Mamuzel » (Sic.) Jean Rozier devait écrire et prononcer « Mas-Mazel » : (Mamazel.) Maison de boucherie, maison ou plutôt ferme des animaux destinés à la boucherie.

Voyezrquel animal a plus de facultés Pour les entretiens de nos sociétés.

Soit par ses laines et quantités de peaux Que nous voyons par milliers et par blaux (blocs?) Et de suifs et de viandes de bonne qualité, Qui rend un grand service dans la société.

L'on voit sur nos autels son buste respecté Représentant aux hommes la douceur, la piété. Nul chagrin ni douleur n'arrache aucuns cris, C'est la vraie patience qui plut à Jésus-Christ. Dans les sociétés quand on parle du bon, On citera souvent le jambon du mouton, Même ses côtelettes, son col, ses épaulettes. Si c'est bien préparé font les bonnes f rillettes. Tout est dans la brebis en usage et profit, Que personne ne peut trouver le contredit.

Jusqu'à ses boyaux qui font toutes les cordes De toiis nos instruments de musique aux cordes; Et puis ces douces peaux qui font tous les tabliers De nos charpentiers, cordonniers, forgerons Et autres travailleurs, serruriers et maçons. Tant d'autres ustensiles que l'on pourrait nommer Sans être mieux instruit ni pouvoir s'en passer. Jugez, mes chers lecteurs, si la pauvre brebis Mérite bien l'estime de tout temps établis. »

Si vous y prenez intérêt, passons à une autre pièce :

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