SUR LES FEMMES ET LE MARIAUE
je vois sur leur porte le vers du Dante sur la porte de l'enfer :
Voi ch'intrate, lasciate ogni speranza !
C'est la devise des damnés.
Xïi. M..., à qui on reprochait son indifférence pour les femmes, disait : « Je puis dire sur elles ce que madame de G... disait sur les enfants : J'ai dans la tête un fils dont je ne n'ai pu accoucher. J'ai dans l'esprit une femme comme il y en a peu^ qui me préserve des femmes comme il y en a beaucoup : j'ai bien des obligations à cette femme-là. »
XIV. Les femmes d'un état mitoyen, qui ont l'espérance ou la manie d'être quelque chose dans le monde, n'ont ni le bonheur de la nature, ni celui de l'opinion : ce sont les plus malheureuses créatures que j'aie connues.
XV. La société, qui rapetisse beaucoup les hommes, réduit les femmes à rien.
XVI. On demande pourquoi les femmes affichent les hommes; on en donne plusieurs raisons dont la plupart sont offensantes pour les hommes. La véritable, c'est qu'elles ne peuvent jouir de leur empire sur eux que par ce moyen.
XVII. On proposait un mariage à M...; il répondit : « Il y a deux choses que j'ai toujours aimées à la folie, ce sont les femmes et le célibat. J'ai perdu ma première passion, il faut que je conserve la seconde. »
xvix. J'ai remarqué, en hsant l'Écriture, qu'en plusieurs passages, lorsqu'il s'agit de reprochera l'humanité des fureurs ou des crimes, l'auteur dit : « Les enfants des hommes ; » et, quand il s'agit de sottises ou de faiblesses, il dit : « Les enfants des femmes. »