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Il serait bon (juc les s[>eclacles dramatiques lussent entièiement publics, ne fut-ce que pour <loimer au peuple une idée d'un beau son, d'un beau gesle, d'un beau langage et d'une belh'
voix.
iVos (lanscius ennoblissent ce qui est grossier; mais ils dégradent ce qui est liéroi- ({ue.
La danse doit donner l'idée d'une légèreté et d'une souplesse pour iiinsi dire incorporelles. Les beaux-arls ont pour mérite unique, et tous doivent avoir pour but, de faire imaginer des âmes par le iiioyen des corps.
Tout bruit modulé n'est pas un chant, et toutes les voix qui exécutent de beaux airs ne (hantent pas. Le chant doit produiie de l'enrhantement. Mais il faut pour cela une disposition d'âme et de gosier peu conmmne, même parmi les grands chanteurs.
XLYIf.
La mélodie ( onsiste en une certaine fluidité «le sons coulants et doux comme le miel d'où elle a tiré son nom.
La musique, dans les dangers, élève plus liant les pensées.
L'air périodique ne convient qu'à l'expression des sentiments où l'àme aime à circuler, pour ainsi dire , et dont elle ne peut se séparer qu'après lui long détour. Toutes les émotions qu'on n'exprime que pour les exhaler , et se rendre soi-même plus calme, n'admettent, l'air périodique qn'autant qu'il est court et brisé, comme Taii' fameux : Cite fard senza Kuvidice ?
' La musique dos chants de deuil send>lG laisser mourir les sons.
il n'est pas loujouis nécessaire, dans la musique, d'expiimer un mouvement marqué ou une émotion distincte. Le chant lui-même peut ('tre l'objet ihi < hani. S'il peint une àme en harmonie, un talcnl qui s'élève <*t redesccnil {lar une bcll(^ é< hclb- de sons, une exislenrr»
qui, libre de soins et livrée à mille ulleclioiis passagères et rapides , s'égaie et se joue entre la terre et le ciel , enfin une intelligence désoccupée, qui vole au hasard , comme l'abeille, s'arrête sur mille objets , sans se fixer sur aucun, caresse toutes les fleurs et bourdonne son plaisir, cette peinture en vaut une autre.