‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 154 sur 226 · OrA, ID, 10 et Gm., XLIII · texte numérisé non relu

OrA, ID, 10 et Gm., XLIII

3. Pascal songe au verset 40 : « Sur ma montagae saintc, sur ma montagtie sublime, 1^ tout le peuplc crismel me servira, w et au vetset 25 : « Done moi je leur ai donnc des preceptes qui ne sont pas bons, et des jugements sous lenqucls ils ne vivtont pas. » Le verset 25 s'entend, wsuivant Pascal, de TAncienne Loi, et le verset 40 dc la Nouvellc (B.).

il faut qu'elle plaise a Dieu, et qu'elle ne lui deplaise point. S'ils sont figures, il faut qu'ils plaisent et deplaisent.

Or dans toute rjficriture ils plaisent et deplaisent. II est dit que la loi sera changee, que le sacrifice sera change, qu'ils seront sans loi, sans prince et sans sacrifice, qu'il sera fait une nouvelle alliance, que la loi sera renouvelee, que les preceptes qu'ils ont re5us ne sont pas bons, que leurs sacrifices sont abominables, que Dieu n'en a point demande.

II est dit, au contraire, que la loi durera etemellament, que cette alliance sera eternelle, cjue le sacrifice sera eternel, que le sceptre ne sortira jamais d'avec eux, puiscju'il n'en doit point sortir que le Roi eternel n'arrive.

Tous ces passages marquent-ils que ce soit r^alite ? Non. Marquent-ils aussi que ce soit figure? Non : mais que c'est realit6> ou figure. Mais Tes premiers, excluant la r^alite, marquent que ce n'est que figure.

Tous ces passages ensemble ne peuvent Stre dits de la realite; tous peuvent etre dits de la figure : done ils ne sont pas dits dc la realite, mais' de la figure.

Agnus occisus est ab origim mundi juge Sticriftciitw1.

Contraries. — Lc sceptre jusqu'au Messie, — 39 sans roi ni prince* Loi Eternelle — changdc.

Alliance Eternelle, — alliance nouvelle.

Lois bonnes, — pr&cptes mauvais. l\ech>> xx 2.

1. L. Btunschvicg met un point apris mundi et lit : Juge Mcrificcttmr. Mais selon Z, Tourneur, Pascal vcut dire que « Tagneau tuc des Totiginc du monde » (Apot.* xtns 8) juge le sens du mot sacrlftct qui d^signait la figure*

2. Ces exemplcs de contraries sont d6velopp6s dans les fragments suivants (B.).

31 Figures. — Quand la parole de Dieu, qui est veritable est fausse litteralement, elle est vraie spirituellement Sede a dextris mis1, cela est faux litteralement; done cela est vrai spirituellement

En ces expressions, il est parle de Dieu a la maniere des hommes; et cela ne signifie autre chose, sinon que Tintention que les hommes ont en faisant asseoir a leur droite, Dieu Taura aussi; c'est done une marque de Tintention de Dieu, non de sa maniere de Texecuter.

Ainsi quand il dit : « Dieu a re$u Fodeur de vos parfums, et vous donnera en recompense une terre grasse »; c'est-a-dire la meme intention qu'aurait un homme qui, agreant vos parfums, vous donnerait en recompense une terre grasse, Dieu aura la m&ne intention pour vous, |>arce que vous aves eu pour [Ita] la mfime intention qu'un homme a pour celui a qui il donne des parfums. Ainsi, iratits esty « Dieu jaloux 2 », etc. Car les choses de Dieu etant inexprimables, dies ne peuvent Stre dites autrement, et 1'figlise aujourd'hui en use encore : Oma confortavit seras 3, etc.

cr^f J 7 -

II n'est pas permis d'attribuer a rEcriture les sens qu'elle ne nous a pas revele qu'elle a. Ainsi, de dire que le mem ferm6 d'Isai'e signifie 600, cela n'est pas revile* II eut pu dire que les tsafa finals ct les be deficientes* signifieraient des my stores, II

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