MARC, III
PENS£ES / SECTION xm 537
jacit virtutem in nomine meoy et cito possit de me male
Mais nous n'avons point a faire ce discernement. Voici une relique sacree. Void une epine de la couronne du Sauveur du monde, en qui le prince de ce monde n'a point puissance, qui fait des miracles par la propre puissance de ce sang repandu pour nous. Voici que Dieu choisit lui-meme cette maison pour y faire eclater sa puissance.
Ce ne sont point des hommes qui font ces miracles par une vertu inconnue et douteuse, qui nous oblige a un difficile discernement. Cest Dieu meme; c'est 1'instrument de la Passion de son Fils unique, qui, etant en plusieurs lieux, a choisi celui-ci, et fait vemr de tous cot£s les hommes pour y recevoir ces soulagements miraculeux dans leurs langucurs.
1/figlisc a trois sortes d'ennemis, les Juifs, qui 463 n'ont jamais ete de son corps; les heretiques, qui s'en sont retires; et les mauvais Chretiens, qui la d&hirent au dedans,
Ces trois sortes de differents adversaires la combattent d^rdinaite diversement. Mais ici ils la combattent d'une mSme sorte, Comme ils sont tous sans miracles, ct que HSglise a toujours eu centre cux des miracles, ils ont tous eu le meme int6r& £ les duder, et se sont tous sends de cette ddfaite : qu'jl nc faut pas juger de la doctrine par les miracles, mais des miracles par la doctrine2. II y avait deux partis entre ceux qui 6coutaient J6sus-Christ : les uns qui suivaient sa doctrine pour ses miracles; les
1. MAKG, IX, 38. Nttoouteiuatquifafitfit'Pmoxuis ne poutrait faire miracle en man nom, ct mal parler de moi. »