Effdfs., XVII
moyens sont en notre puissance1; qu'il faut chercher la f£licite par les choses qui sont en notre pouvoir 2, puisque Dieu nous les a donnees a cette fin; qu'il faut voir ce qu'il y a en nous de libre; que les biens, la vie, Testime ne sont pas en notre puissance et ne menent done pas a Dieu 3; mais que Tesprit ne peut etre forcd de croire ce qu'il sait etre faux4, ni la volonte d'aimer ce qu'elle sait qui la rend malheureuse; que ces deux puissances sont done libres, et que c'est par elles que nous pouvons nous rendre parraits; que 1'homme peut par ces puissances £arfaitement connaltre Dieu, Taimer, lui obek, lui plake, se guerir de tous ses vices, acqu6rir toutes les vertus, se rendre saint ainsi et compagnon de Dieu 5. Ces principes d'une superbe diabolique le conduisent a d'autres erreurs, comme : que 1'ame est une portion de la substance divine 6; que la douleur et la mort ne sont pas des maux 7; qu'on peut se tuer quand on est si persecute qu'on peut croire que Dieu nous appelle 8, et d'autres encore.
« Pour Montaigne, dont vous voulez aussi, monsieur, que je vous parle, etant n£ dans un fitat chretien, il tait profession de la religion catholique 9, et en cda il n'a rien de particulier. Mais comme il