CHAPITRE XCVIIL
Importance et nécessité de l'éducation chrétienne.
Les motifs les plus pressans engagent les sparens à donner à leurs enfans une éducation vraiment chrétienne : on peut même dire que les intérêts deDieu, les intérêts de la Religion, les intérêts de la société, leurs intérêts les plus chers, et ceux de leursenfans, reposent dans leurs mains. dl.
I. Intéréts de Dieu. Créés à l’image du Tout-Puissant, destinés à le servir sur la terre et à le posséder
dans le ciel, les hommes doivent le glorifier en ce monde par une vie sainte , et en l’autre par d’éternelles louanges. Fin sublime, qui les élève au-dessus de leur
opre nature, les associe aux anges eux-mêmes, et Les ait étroitement à leur divin auteur !
Mais qui sont ceux qui, dès l’aurore de leur vie jusqu'au terme de leurs jours, tendent sans cesse vers cette fin admirable , et en remplissent constamment les devoirs les plus importans ? S'il y en a, comme nous devons l’espérer , ce sont ceux-là, sans doute, qui, à l'exemple du jeune Tobie, ont été formés, dès leur enfance, à craindre le Seigneur et à s'abstenir de tout péché : Quem ab infantià timere Deum docuit, et abstinere ab omnui peccato. Tob. 1. 10.
Imbus des vérités saintes, dès qu'ils ont pu les entendre utilement, inclinés vers le bien par de sages lecons, surtout par des exemples édifians , dès qu’ils ont été capables de les discerner ; détournés du mal par des remontrances douces, des avis prudens, des corrections utiles, à mesure que les germes semblaient commencer à s’en développer en eux ; enfin, préservés de la malice contagieuse du siècle par une vigilance également soigneuse et exacte, ils ont sucé, pour ainsi dire , les principes de la vertu avec le lait de leur mère; et la grâce céleste , qui aime à se répandre sur les jeunes cœurs, secondant puissamment les efforts de leurs parens, Îeur enfance et leur jeunesse se sont écoulées dans la pratique de leurs devoirs : faut-il s'étonner si, dans âge mûr et la vieillesse, ils me se démentent point, et ne font qu’augmenter les trésors de vertus et de mérites dont ils ont de si bonne heure posé les premiers fondemens? L’Ecriture-Sainte nous apprend qu’il doit en être ainsi : Adolescens juxta viam suam, eliam cum senuerit , non recedet ab e4. Prov. 22. 6.
Or, quelle gloire ne procure point à Dieu une vie qui se passe toute entière dans l'innocence et la justice P Les anges l’admirent , les fidèles en sont édifies, les déions én frémissent de rage ; elle fait la joie des parens , le bonheur de l’ame vertueuse elle-même ; et c’est un hommage continuel de soumission, de dévouement et d'amour , qu’elle rend sans cesse à la Majesté divine.
Fe: 262 PENSÉES SUR LES VÉRITÉS %
Aussi est-ce de ceite ame généreuse que le Tor it-Pi uissant s "plaît à dire, par l'organe d’un de ses prophèt que
ence pour sa gloire qu
C’est par jexce Jour qu’il l’a formée, et qu'il lui a donne l4 quiinvocat nomen meum in gloriam.mm cum, formavi eum el fecieum. Isa. 43 Le
Pourquoi ces exemples admirables se m si peu parmi nous? N'est-ce point parce que les mauvais chrétiens eux-mêmes, et in l’excë:
ñ L L au lieu d’un zèle sincère et éclairé pour l’éducation.de leurs enfans, ne montrent à cet D à ’une indifférence aussi criminelle que pernicieuse ; et qu’ rand nombre s’y prennent mal et à contre-sens ? De {à
vient surtout que les enfans perdent l’inestimable trésor de l'innocence, presque aussitôt qu'ils sont entétat de faire complètement usage de leur raison et de leur liberté ; et qu’étant.entrés de bonne heure dans lawoie qui mène à la perdition, ils. s’y enfoncentidesplusten plus, et ne s’en Ccartent momentanément que-pour se hèter d'y rentrer : Adolescens juxtu vidm. sua, etc. Quelle longue suite de desordresine présage point, pour le reste de la vie, un commencement#ificheux et si sinistre ! eine |
IL est vrai qu’il se rencontre dans la vie de l'homme des époques où il est vivement rappelé à .som devôir.: une première Communion, par exemple, d'entrée dans un état fixe, une maladie grave, des grâces spéciales, le ramènent quelquefois au bien: Mais si quelques-uns de ces reïours sont solides, et réparent ainsi les-défauts de Péducation, les écarts de la bouillante jeunesse, combien d’autres ne sont que passagers, - et laissent l’homme retomber days sa première dépravation, en augmenter méme de jour en, jour les excès ! Qui ne sait qu'il est des passions dont il est. plus facilerdense pré server énlièrement, que de se guérir d’une manièr:
apalaile ét constante ?
FM. fntéréis de la Religion. C’est dès son enfance qu’il faut commencer à inculquer à l’hommeda Religion. Poinid'ige plus propre à y être. formé. Doués de l'habitude de Ja foi dès leur baptème, les enfans en font aisément des.actes, à mesure qu'ils apprennent à en
L : DE LA RELIGION, 263 æonnaître les vérités saintes, Leur esprit est docile , leur . Cœur maniable ; leur memoire facile ; et leur imagination, semblable à une cire molle qui se prête à doutes De formes, est susceptible des plus heureuses impressions , dit saint Chrysostôme. Ajoutons ce qu'on leur dit coule, pour ainsi parler, dans leur ame, sans presque d'obstacles; et que ce qu'ils on£ bien appris dès cet âge, ils en conservent souvent la mémoire tout le reste de leur vie.
À récieuses , lesquelles, étant aidées de la grâce de Jeu s-Christ, ne demandent qu’à être appli- | Quées , exercées , mises soigneusement en action. Pouridonc si peu de parens en tirent-ils tout l'avantage qui vraient en recueillir en faveur de leurs enfans ? Ab ! c'est.que la passe tout terrestres et mondains, . Qu aiment peu la Religion et la pratiquent mal, ou même la baïssent, et voudraient la voir anéantie, De là eaucoup, de pères n'en disent mot à leurs enfans , Jaissant tout ce soin à leurs épouses ou à des étrangers. Leur siérait-il en effet d’en parler ? et pourraient-ilsle ire avec avantage , tandis qu’ils n’en remplissent aucun ou presque aucun devoir P . © enfance chrétienne ! 6 jeunesse de nos jours ! que vous êtes à plaindre ! des dangers effrayans voûs mehacentide toutes parts. Dans l'intérieur de vos faülles ,. souvent nul zèle pour la gloire de Dieu, nulle pratique.xtérieure de religion , et beaucoup d'exemples pervers, de la part de ceux qui vous ont donné le jour ; dehors; scandales multipliés, blasphèmes horribles, FSC impies.., Jivres et brochures inventes par (eue , Compagnies séduisantes , également corruptrices ‘de la foi et.des mœurs; partout vous ne rencontrez u’ennemis, qu'embüûches et que piéges. Que peuvent, » hélas contre tant d'obstacles au bien , des instituteurs »ides-pasteurs pieins de zèle et de s!licitude ?
1 est aisé. d'expliquer, après cela, pourquoi tant de jeunes gens abandonnent les devoirs que prescrit la Religion, s'enrélentmémedanslesrangs du viceetdef'inærédulite, presque aussitôt qu’ils sont sortis des mains de
» Jeursinstituteurs, et.qu'ils ont cessé d'assister aux instouctions famiières.de leurs pasteurs. Pères € mères
insoucians, C'était surtout à vous de prévoir ces malheurs déplorables, de les prévenir à temps, et de les empêcher à quelque prix que ce fût : votre négligence en ce point vous charge d’un compte terrible à rendre un jour au souverain Juge.
Mais, puisque la plupart des hommes se montrent aujourd’hui si indifférens à l’égard de la Religion, et que Ja pratique extérieure des devoirs qu’elle prescrit semble ne devenir de jour en jour le partage que des personnes du sexe, à la réserve encore de quelques-unes qui déjà en secouent aussi le joug salutaire, que deviendra parmi nous cette divineinstitution, si c’est en vain qu’elle repose ses espérances sur les enfans qu’elle Aka et reçoit chaque jour dans son sein ? Il est vrai qu’elle ne peut périr : le Tout- Puissant en a prononcé l’inébranlable stabilité jusqu’à la fin du monde; les tempêtes affreuses auxquelles elle a survéeu démontrent que le Tout-Puissant accomplit fidélement sa promesse.
ais elle peut , et on l’a vue plus d’une fois , quitter une contrée ingrate pour se retirer dans une autre mieux disposée à la recevoir, et à profiter de ses bienfaits sans nombre.
Il faut cependant le dire ici : il est vrai que le zèle, Ja sollicitude et les soins les plus assidus peuvent quelquefois échouer malheureusement, ou qu’ils ne suffisent pas toujours pour préserver efficacement la jeumesse de tous les écueils qu’elle rencontre dans le monde, quand elle se voit forcée de s’y montrer ; mais si l’on a fait tout ce qu’il etait possible, si l'on continue d'employer la prière , l'instance , la vigilance, tous les soins que l’on doit au plus sacré des dépôts, il faut attendre en paix le succés de sa sollicitude , et espérer que la miséricorde céleste viendra enfin arroser cette terre qui n’a point encore produit de bonnes herbes, ou qui n’en produit presque plusque de vénéneuses. Ste Monique présente un bel exempleaux parens vraiment chrétiens. Et combien d’autres n’en pourrrait-on pas citer dans le même genre!
III. Jntéréts de la société. Nés pour elle, comme nos besoins , les penchans de notre cœuret le sentiment du genre humain tout entier nous le prouvent, nous
DE LA RBLIGION. 265 devons, chacun en particulier , contribuer À son bonselon nos forces , nos talens , nos facultés. Celui qui, par sa faute , ne la sert pas , et s’y rend inutile, ne méritenullement sæprotection ; elle devrait le rejeter de son sein. Celui qui s’en montre l'ennemi, qui y ‘trouble l’ordre,qui y répand des doctrines pernicieuses , des scandales subversifs de la Religion ou des mœurs, 2 y exhale le feu de la discorde, cherchant à semer la ivision. entre les amis, les familles, les communes, les villes, ete. , est un monstre, contre lequel la société a droit de s’armer du glaive de l'autorité publique. Nous ne pousserons pas plus loin ce détail.
IL est donc d’un grand intérêt pour la société, que ses membres soient formés, dès l'enfance , à des principes conservateurs de l'ordre, à des vertus sociales , à l'amour de Dieu , du prochain , de la patrie ; et qu’on leur inspire , dès leur bas âge, de l’horreur pour tout
Cesqui peut attirer les fléaux de la colère du Très-Haut, nuire aux autres, et leur être funeste à eux-mêmes : ilest donc de l'intérêt de la société , et de son plus vif intérêt, qu’on inculque l’amour de la Religion aux enfans, qu’on les en instruise de bonne heure, qu’on
ns + fasse remplir les devoirs, et qu’on les détourne de tout ce qu’elle défend. Ba raison en est , que la Religion montrant*à l’homme toute la noblesse de son être, toute l'étendue des devoirs qu’il a à remplir, toute la grandeur de sa destinée, pour le temps et pour l'éternité, elle présente en même temps à l'esprit, pour le conduire à son but , les lumières #8 plus sublimes ;
à son cœur, les consolations les plus douces ; à ses efforts
vers lawertu, les promesses les plus magnifiques ; à sa faiblesse qui est extrême, les secours les plus puissans ;
à ses passions bouillantes et fougueuses, le frem le plus
salutaire et le plus efficace ; en sorte qu’au sortir des mainsude la Religion, qui l’a formé, si on y ajoute la connaissance des arts et des sciences humaines , l’homme sera tout Ce qu’on voudra qu’il soit, pour rendre à la société les services les plus importans, et de la manière la plus parfaite.
Qu'is sont donc coupables , ceux qui voudraient voir la Religion bannie de la France ! Si elle . plus
respectée, observée dans toute somé », vérrait-on à “aa cette belle contrée les vices, les per ne 43 sordres affreux qui y règnent ? Qui pourraitrealcriler les maux de tout genre que a déjà attirés le discrédit dans lequel on la plonge depuis pl soixante ans de contradictions et. de com il la France dans la France même , celuive bien connue il y a un siècle ?. à aù ÿ
IV. Intéréts des parens eux-mémes. précieux d’une union aussi ancienne quele monde, que le sang de Jésus-Christ a sanctifiée parun ent, source intarissable de grâces, les er à on élève chrétiennement , et qui correspondent aux soins mulii-
liés qu’ils reçoivent, sont comme autant-de liens qui Ertidant l'attachement conjugal de leurs : ils font couler doucement dans leur cœur la païx*et la joie ; ils prolongent leurs jours, en les rendant heureux: et ils Les font vivre jusque même au-delà dutrépas, parce
u’on retrouve dans la vie de ces enfans le portrait fdèle des vertus et des qualités de leurs pères et mères : Quoniam in filiis suis agnoscitur vir. Ecdli. 11. 30.
Et quel genre de biens ces parens sagesn’ont-ils pas lieu d’attendre des enfans dans lesquels ils voient avec délices germer et croître, sous leur main, toutes les vertus ! Quelles consolations ne doivéht-ils pas:en espérer dans leurs peines ! quel soulagement dans leurs in- firmités L quels secours dans leur misère, rquel appui dans leur vicillesse ! quel soins dans leurs maladies !: quelles prières ferventes, et quels affectueuxsouvenirs après leur mort ! Des enfans pieux et reconnaissans croiront-ils jamais s’être pleinement acquittés de leurs dettes envers ceux à qui, après Dieu, ils se voient redevables de tout ce qu’ils ont et de tout ce qu'ils sont?
Le beau spectacle que donne au monde une famille où règnent la crainte de Dieu, la piétéy la subordination, la concorde, et où l'affection des parens et des #nfans se confond , pour le bonheur de tous, dans une sainte et même unité ! Quäm bonumet quäm jucundum habitare fratres in unum ! Psal 432.
Qu'iest triste, au contraire, et.qu’il estaffreux , le contraste que présente une famille dblschié. sans
rs d’indolence pour d'éducation
sligent er aissent dé : germes des passions, et loin
fforts peus les former à 1. vertu, applau-
bien lutôt à leurs x et ed autopsent par cieux exemples! Ah! si tous les genres de abordent cette horrible demeure ; si les ontrent sans crainte de Dieu, sans retenue sans frein dans leurs emportemens , 3, Si-on n’y voit qu'enquerelles et que guerres parens n’éprouvent de la part de Jeu qu’insoumissions, que mépris, qu’ingratitudes’, que révoltes, et même quelquefois que mauvais “traitemens ; si le scandale perce au dehors, et que Pinfamie, la malédiction, tous les désastres viennent àla fois fondre sur ce repaire d’iniquités , de qui est-ce
Ja faute?
Quelles larmes amères , quels tristes déboires se préparent pour cette vie, quel affreux désespoir et quels "châtimens se ménagent pour l'éternité, les parens qui
n’élèvent pas chrétiennement leurs enfans !
V. Enfin, /ntéréts des enfans. La vie de l’homme end,;en quelque sorte , son fondement dans l'enfance. « À cet âge, dit saint Chrysostôme , elle dépend toute « entière des leçons extérieures , n’ayant encore dans « son fond presque rien qui puisse la guider ; en sorte * «qu'ilestfacile alors de l’incliner à la vertu ou au vice. »« Si donc on s’y prend dès le berceau, et comme à la « venue même di défauts puérils, pour attirer l’homme « à la vertu , l'y fortifier , et lui en faire prendre « Pheureuse habitude , il ne s’en départira pas aisé- « ment pour se jeter dans les vices contraires ; l’habi- « tude du bien, contractée dans l'enfance , conservant «toujours ses charmes et ses attraits. » Hom. 2. in
cap. 1. Joan.
Saint Augustin décrit les efforts que font les enfans pour comprendre ce qu’on leur dit, pour saisir ce que signifientles mots qu'on emploie en leur parlant » Pour en faire Papplication aux objets, enfin pour les répéter et les retenir : leur éducation peut donc Renent com-
mutineries, g ELA RENE AK rer si les parens
268 PENSÉES SUR LES VÉRITÉS mencer de très-bonne heure ; et la raison €
point aussi tardive que beaucoup de per e pré-
tendent. | D'ailleurs , nous apportons en naissant , outre Je mier pere
dam, un levain ficheux, dans lequ con les germes de tons les vices; germes déplorable
m. que nous avons Commis alu à
plorables, qui netardent guère à se développer : les dépits, lescolères , les emportemens et les efforts de vengeance en offrent
la preuve. Serait-il prudent et conforme à l'intérêt des enfans, de laisser prendre racine, et se développer dans leurs cœurs, ces funestes germes, avant d’user de moyens prudens pour lés étouffer et les détruire ? Opposez-vous au principe du mal, ditun ancien; en vain chercherez-vous à l’exterminer , quand il aura pris un accroissement solide et appuyé sur la longueur du temps. Les fruits d’une bonne education se répandent souvent sur toute la suite de la vie. Si on a le malheur de s’écarter des principes reçus dans la jeunesse, on y revient d'ordinaire tôt ou tard. Une éducation mauvaise a une influence plus grande encore, et il est difficile, il est rare même qu’on en répare tous les défauts. Combien de reprouvés s’élèveront en enfer contre leurs parens, comme ayant été les premières causes ” ou les fauteurs coupables de leur malheur éternel ! © Saint Grégoire-le-Grand raconte qu’un homme trèsconnu à Rome avait un enfant qu’il aimait éperdument , et qu’il élevait fort mal. Accoutumé à blasphémer le saint nom de Dieu, dès que quelque chose s’opposait à ses désirs, cet enfant fut attaqué de maladie epidémique dont il mourut. Mais peu de temps avant sa mort, étant entre les bras de son père, il fut tout-à-coup saisi de frayeur, et tout tremblant il se mit à crier : Défendez-moi, mon père, défendez-moi : Obstæ, pater ; obsta, pater ! Ensuite détournant la tête, comme pour se cacher dans le sein de son père, il répondit qu'il voyait des hommes noirs, mauri homaines, venus pour l'enlever ; et aussitôt, prononçant le blasphème dont il avait contracté l’horrible habitude, il rendit l'ame. Cet enfant était encore alors fort jeune, et il n’y avait que trois ans que le fait était arrivé quand saint
DE LA RELIGION: 269 Grégoire l’ecrivit, sur la foi des témoins qui s’y étaient 0 SIDE LS 1 pres
trouvés, présens. Dialog. I. 4. c. 18. Que d’enfans aujourd’hui blasphèment le même redoutable nom !
| e RÉSOLUTIONS. A. Pères et mères, considérez souvent que vos enfans sont un dé: iris dont vous rendrez compte au souverain Juge. 2° Aimez-les, vous le devez ; mais pour leur propre bonheur , our les former-et les réformer, non pour les laisser croupir dans ’ignorance, ni pour les autoriser dans leurs vices et leurs défauts ; pour les sauver, non pour les perdre, © mon Dieu! venez au secours de l'enfance et de la jeunesse de nos jours;.et faites que le sang, que Jésus-Christ a versé sur la croix pour.ces tendres ames, ne soit pas perdu, et n’ait pas coulé en vain !