‹ Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, et sur les principaux devoirs du christianismeChapitre 123 sur 186 · CHAPITRE CVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CVI

Al faut prier pour le roi, le respecter, lui obétr ; étre soumis aux magistrats.

I. Sarnr Pauz ordonne de prier pour les princes ct les rois. Nous devons prier particulièrement pour celui nt Dieu nous a donné, appeler les Dal ions du

out-Puissant sur le royaume, sur la famille royale ét sur la personne du roi. Le plus grand bonheur d’un état, c’est d’être dans la Foi catholique : prions le Sei-

neur qu’il conserve dans notre monarque un zèle ara pour protéger l'Eglise romaine et la Foi.

Craignez Dieu, honorez le roi, dit saint Pierre : Deum timete, regem honorificate. C’est manquer de crainte de Dieu, que de manquer de respect pour Je roi et pour ses ordres, parce que l'autorité du prince est une émanation de l’autorité de Dieu. Ce respect doit même être intérieur. Gardez-vous , dit le Sage, de juger mal du roi, même dans votre pensée : 17 cogitatione tut régi ne detrahas. Eccle. 10. l |

Que toute ame soit donc soumise aux puissances, dit saint Paul : que cette soumission soit Saïnte et volontaire, parce que Dieu l'ordonne, et-parce qu’il est

uste. Chérissons notre prince, soumettons-nous à lui, le regardant comme notre père, comme Je défenseur de

son peuple. | 'lldathe

Refuser de payer le tribut, c’est manquer de respect et d’obéissance au roi. Jésus-Christ n’a-t-il pas payé lui-même le tribut au prince, et due ses de rendreaCésar”ce qui est dû à César? N'est-ce pas le prince qui Rpugerte 208 biens , qui défend notre vie, qui protége la Religion, qui empêche les assassinats et les brigandages ? Quel désastre, si, nous voyions des ennemis ravager nos campagnes, mettre tout à feu et

à sang; saccager nos maisons et nos villes !-si-nous voyions des armées d’infidèles et-d’hérétiques au milieu de nous, massacrer les ministres de Jésus-Christ, brüler seséglisessdétruire sesautels! Quelle obligation n’avorisnous pastau-roi , d'empêcher tant de malheurs ! N'estil rat “oh V’aidions vu nos facultés à soutenir les-dépenses qu'il est obligé de faire pour notre sûreté et pour notre garde ?

- I On doit encore obéir aux puissances, surtout dans ée *qui regarde la police et le bon ordre. Les princes’, les magistrats ont fait de sages réglemens pour

r lesabus. Tels sont les édits contre les filles et les veuves qui célent leur grossesse et qui font périr Teur”fruit ; telles sont les ordonnances contre la fréquentation des cabarets dans le lieu du domicile; contre les profaations des saints jours, contre les scandales ét Tes Courses nocturnes, contre les désordres qui arriverit à la célébration des noces, etc.

Si lés'peuples ne s’y soumettent pas, ils sont doublement coupables parce qu'ils résistent à une double autorités"Acellé du prince ét des magistrats, el à celle de PEglise. Or, ceux qui résistent à l'autorité résistent à l'érdre de’ Dieu , dit saint Paul , et s'acquièrent la damnation : Qui resistit potestati, Dei ordinationi resislit ; qui autem resistunt , ipsi sibi damnationem

déquirunt. Rom. 13.

4 < nr RÉSOLUTIONS.

7, Je respectérai leroi; je lui demeurerai fidèle, etje prierai

r Jui, pour sa famille, et pour les magistrats qu'il emploie 1 lé gouvernement.

“y. J'obéirai à l'autorité temporelle dans tout ce qui est de

V'ordre temporel, observant soigugusement cette maxime de l’Evan«

gile : Rendez à César ce qui est à César , et à Dieuce qui est à Dieu.

Matth. 23. ar, déntls Le vs Mon Dieu, donnez à vos peuples fidèles des rois qui aiment Ja

Religion ,protégent l'Eglise, et gouvernent leurs sujets avec sagesse,

Page 1