‹ Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, et sur les principaux devoirs du christianismeChapitre 125 sur 186 · AAA SAAAAAAAAAANR EN ET EE EE CE · texte numérisé non relu

AAA SAAAAAAAAAANR EN ET EE EE CE

RPC CHAPITRE CX.

De l'immortalité de l'ame, et de l'étendue de ses

1à facultés.

L Norng ame est encore l’image de Dieu, parce qu’elle 'est immortelle. Les êtres matériels, les métaux, le bois, la pierre, les autres corps sont composés de parties; ces parties peuvent s’altérer, se diviser, tomber en dissolution ; mais notre ame, étant un esprit, n’a ni

arties, ni mélange; elle n’a donc point de principe altération et de dissolution.

C’est pour cela qu’elle est incorruptible et immortelle, qu’elle est toujours la même dans sa substance, qu’elle ne prend aucun accroissement , qu’elle ne vieillit point ; aussi entière et aussi parfaite dans un petit enfant que dans un homme fait, avec cette différence, qu’un enfant ayant les organes plus embarrassés , l'ame y fait des opérations plus imparfaites.

Nier l’immortalité de notre ame, c’est donner le dementi à la Religion , c’est donner le démenti à Dieu qui l’avrévélée, c'est le donner à toutes les nations de la terre et à la tradition de tous les siècles; c’est, enfin, démentir sa propre raison ; car c’est ici une de ces vérités que tout homme, qui n’a pas l'esprit et le cœur dépravés, ne peut révoquer en doute.

isons de l’immortalité de lame ce que saint Augustin a dit de la liberté, que c’est ce que la nature nous crie, et ce qui est empreint au fond de nos cœurs par le Créateur ; c’est ce que tous les hommes connaissent, depuis l’école des enfans jusqu'au + trône du sage Éblorhon ; c'est ce que les bergers chantent dans les campagnes, ce que les pasteurs enseignent dans le lieu saint, ce que le genre humain awnonce dans tout l'univers. On pourrait dire de ceux qui doutent de l’immortalité de lame, ce qu'ona dit des pyrrhoniens qui doutaient de leur existence, 2 à sont des menteurs, qui se vantent de douter d'une chose dont il est impossible à tout homme de bon sens de douter | min.

Si notre ame devait mourir, l’homme ne serait plus un ouvrage digne de Dieu. Le bien et le mal seraient également permis, puisqu'il n°y aurait ni récompense ni châtiment pour lun ni pour l’autre : l’homme rait sans consolation, sans frein d sant suboNANNEIR: Diva n'aurait créé les hommes que pour faire des malheureux, des scélérats, des désespérés. I1 faut que le libertinage ait Ctrangement aveugle un homme pour. Pepat la sorte. *” | r' ai

I. Mais disons plus : notre ame est telle de Dieu, qu’elle est comme infinie, et pa puissantes infinie de Dieu. Les opérations des:

ornées , elles sont matérielles et toujours les s' mais l’activité de notre ame, en un sens. ‘sans bornes ; ses opérations sont nobles et vont à 1:

Voyez les PARA et les recherches, de l'esprit humain dans les sciences , dans le gouverneme ans les arts. Entrez dans ces vastes bibliothèques où l’on voit des cent volumes sur toutes les sciences imaginables. Entrez dans les académies des savans, où l’on fait des découvertes admirables sur les grandeurs de Dieu, sur ses mystères, sur les secrets et les merveilles de la nature, sur l’harmonie et le concert qui règnent dans toutes les parties de ce grand univers:

Voyez tant d'ouvrages d'esprit, de livres d’une érudition profonde, sur Ja morale , sur la jurisprudence, sur l’éloquence, sur la médecine, sur Panatomie, sur l'astronomie, sur la géométrie , et sur lesédifférentes parties des mathématiques. Admirez, danstces villes policées , la sagesse des lois et du gouvernement ; considérez ces temples et ces édifices superbes, ornés de tout ce que la peinture et l'architecture ont de plus noble, de plus industrieux et de plus délicat,

Voyez tous ces prodigieux et immenses appareils pour la marine, pour les fortifications, pour la guerre; toutes les différentes fabriques de toute espèce, es difiérentes manufactures, ces ingénieuses industries de l'homme dans tous les arts, dont la variété est commeäinfinie.

Or, tous ces ouvrages, ces découvertes immenses dans des sciences et dans les arts, ne sont-ce pas autant d'inventions et d'opérations de lame et de Lonprit de

2 DELA RELIGION. 303 Phone PO pérations dont la moindre passe toute l’activite des animaux sains qui se multiplieraient et on eraient : Tinfini, si la délicatesse des or-

ps pouvait seconder l’activité de l'ame. Il fai que nôtre ame est l’image de Dieu.

h = Yi vif 14 : i } mes ! que de ent que de noblesse, que de puissance sont renfermées dans vous ! vous êtes, air Bête, comme des Dieux , vous êtes tous les entin du Très-Haut : Ditestis, fili Excelsiomnes. Ps. 81. Etpuisque le Créateur vous à formés À son image, en ous donnant une ame si noble, capable de tant de choses , ne vous déshonorez pas; souvenez-vous de ce "vous êtes. Au lieu de vous servir de vos lumières € icultés de votre ame pour vous dégrader et vous perdre, que ne vous en servez-Vous pour vous ever Lg a votre Créateur, pour l’honorer et pour sa VA L Es “

vous « À De, MEME à:

RAT RÉSOLUTIONS

Mr: J'estimerai mon ame plus que toute la terre, et que tous les biens'témporels du monde entier , puisqu'elle ne doit jamais mourir. 2... C’est pourquoi je ne négligerai plus rien pour lui procurer le ciel, bonbeur qui durera autant qu’elle, ©@ mon Dieu! faites-moi la grâce de laver toutes les souillures que le péché a faites à mon ame , et de l’orner de toutes les vertus que vous. voulez voir en elle, pour la sauver,

Page 1