Je me conformerai désormais en tout à la volonté de Dieu
2. Je verrai cette volonté sainte dans mes devoirs, et je les accomplirai avec courage ; je supporterai avec résignation toutes les peines qui m’arriveront, adorant la main de Dieu qui me frappe en père,
Aidez-moi, 6 mon Dieu ! à me soumettre à vous comme je le dois.
.386 PENSÉES SUR LES VÉRITÉS dure «4e : CHAPITRE CXLE s "Le trouble d'une mauvaise conscience, et la pair
DE de la bonne. fn als : 47% +
I. La conscience, dirigée par la loi de Dieu, doit nous servir de lumière et de règle dans notre conduite. Celui qui vit dans le crime et qui ne suit pas les droites lumières de sa conscience, sera contraint d’avoir pour bourreau cellé qu’il n’a pas voulu avoir pour guide ; car il est écrit qu’il n’y a point de paix pourles impies : (Nonest pax impiüs. Isa. 48. | . Le péché ne dure qu'un moment, maïs l'avoir com- :misdure toujours , dit saint Bernard : Pécearetransit, peccässe manel. Le remords qui en resté dans le fond de l’ame, est un tourment si inquiétant, qu'il vaudrait “mieux habiter avec une bête féroce. On peut s’éloigner de celle-ci ; mais on ne peut s'éloigner de soi-même, ni se dérober aux reproches de sa consciences Elle suit partout; dans les compagnies et dans le secret, à table et au jeu. Elle tourmente en tout temps, le jour par des retours affligeans, la nuit par des songes affreux.
C’est une voix secrète qui crie toujours, un aspic qui sans cesse ronge le cœur. Comme une fièvre continue , elle est sans intermission, accompagnée de redoublemens. Elle est cet adversaire dont parle Jésus-Christ, avec lequel il faut s’accorder pendant la vie, de peur qu’à la mort il ne nous livre au juge. Ce sera en effet la conscience qui convaincra, confondra , condamnera le pécheur : £lle en sera, dit saint Bernard , l’aceusateur , le témoin..et le juge. |
L'histoire nous apprend qu’un scélérat ayant'tuéun homme , il Jui semblait à tout momentlewoir,et lentendre lui faire ce reproche : 4h! malheureux ! pourquoi m'as-tu tué ? Ces reproches importuns lui rendaient la vie si insupportable, qu’il vint lui-même s'accuser au juge, demandant la mort qu’il avait méritce.
Oh! combien de pareils reproches la conscience ne fait-elle pas à un mauvais chrétien ! A-t-il dépouillé le
2 PB LARELIGIONS. "387 pauvre Na ke son étage par Ia vilenge du par :Ja,chicane,?,il l'entend sans cesse. au fond de l'ame qui È ce reproche : Pourquoi m'as-tu ruiné P A-t-il
ne vierge, .a-t-il engagé d’autres personnes s le vice ? il. les,entend au fond de sa conscience lui ei : 'ourquot m'as-tu perdu ? Ses crimes passés ses forfaits, toujours présens à son esprit ; lui disent
sans cesse : Pourquoi nous as-lwcommis P Nous som- - mes tes œuyres,; tune, veux pas nous quitter et nous effacer pendant la. vie, nous ne te quitterons pas, nous irons avec toi, au jugement de Dieu : Tu nos fecisti; opera M re ‘ tecum. pergemus ad judicium, S. B,
+ Ce saint docteur disait “avec raison, que la cons- «cience criminelle est uneprison où l’ame est enchaînée, Létun enfer anticipé qui la tourmente : Infernus quidemi et. carcer anime rea conscientia. Le ver qui -da,déchire, comme celui du réprouvé , lui fait dire
sans cesse : Je suis ennemi de Dieu. Oh! queje suis
misérable ! n
N'est-ce pas là ce qui rend les pécheurs si timides
: dan lesrévènemens subits? Trepidaverunt timbre ubi non erat timor. S'ils paraissent résolus en comparente, déqueltrouble, étant séuls, ne sont-ils Pas Saisis P
Sont-ils dans un lieu écarté, sôht-ils dans uñé sombre "nuit ? lé mouvement d'une feuille d'arbre, un éclair,
un bruit de tonnerre les fait trembler, les déconcerte. “Audieuvde recourir à Dieu avec confiance dans les
dangers, ils n’ont d’autres sentimens que la consternation , l'horreur et l’effroi.
N'est-ce pas aussi ce qui rend certaines personnes d’une humeur si bizarre. et si farouche ? Un rien les choque , une parole les irrite, une légère perte les transporteh tout les scandalise, tout leur fait peine ; soup-
çonneux, défians, inquiets ,intraitables , insupportables +auxiautres, insupportables à eux-mêmes, Quel état ! quelle wie! être soi-même son supplice et son tourment ! IL.rOhkque l'état des gens de bien est différent !
Unvehrétien qui a la conscience pure, est au-dessus de
tousles évènemens de la vie. IL verrait, selon l’expres-
sion du Prophète , la térre s’écrouler sous ses pas, les vrôclers se détacher et venir à lui; il verrait des légions
388 PENSÉES SUKLES VÉRITÉS .
&’entiémis, qu’il ne craindrait pas. Toujonrs en Pair ; rien ne l’inquiète: Il voit sans trouble venir le moment de sa mort ; il attend avec confiance le jugement de Dieu. Le repos qui reste en son ame, est un avant-goût des délices du ciel; ce qui a fait dire au Sage, que la conscience de l’homme de bien est comme un festin continuel : Secura mens quasi juge. convivium. Prov. 15. : : RATING Il n’est ni défiant, ni soupçonneux, ni chagrin. Content de tout, toujours égal à lui-même, il recoit tout comme venant de la main de Dieu, il ne se choque et ne se scandalise de rien : Paæ multa diligentibus le- Em tuam , et non est illis scandalum. Ps. 118. C’est onc avec raison que le saint Roi s’écriait : Hewreur est le peuple qui sert Dieu comme son Seigneur et son maître ! Quand nous ne recevrions point d’autre salaire à son service, ne serions-nous pas assez récompenses ?
RÉSOLUTIONS
1, J'apaiserai les {roubles de ma conscience, en évitant le péché; a. En faisant pénitence; 25. sin dr %
3. En remplissant , dès ée jour et avec ferveur, tous les devoirs que m'imposent le christianisme et mon état. x: sétnet, À
Mon Dieu , faites-moi la grâce de rentrer solidetnent en paix | avec vous et avec moi-même.
#1 Te