CHAPITRE LI. der . Des danses et des bals
L. Dans les villes, 1:5 bals et les danses se font avec | plus d'éclat et ordinairement avec plus de scandales | dansles campagnes, avec moins d’appareïl, mais toujours avec danger. ter +
Les bals qui se font en masque sont les plus condamnables. S'il n’est pas permis d’être déguisé dans ses paroles, sera-t-il permis de déguser sous le masque sa profession, son nom, son sexe, sa personne, et, sous une figure ridicule, se faire un divertissement de ne ‘paraître ni chrétien ni homme ? snow |
Saint Cyprien, saint Augustin et saint Thomas en- Seignent que le fard fait injure à Dieu, parce qui réforme ce que Dieu a formé. Le masque qui défigure l'ouvrage de Dieu, est-il moins injfrieux au Créateur ? Néanmoins la folie du monde va jusqu’à dire que tout homme en masque est respectable. C’est donc à dire qu'un fat, un impudent, un homme infime, a droit, sous le masque, d'aller de pair avec un grand magistrat, avec un prince. Disons plutôt qu’il n’est rien de plus méprisable qu’un masque, et que les sages du paganisme ont regardé avec raison ces extravagantes mascarades comme indignes de l’homme, et que la Religion les condamne. ; «
IE. Quant aux autres danses, on doit dire avec saint François de Sales, que, si la danse est une action de soi indiférente, les circonstances de la danse, surtout avec des personnes de différent sexe, la rendent toujours dangereuse , et rarement innocente. L’amey recoit des atteintes par les pensées, par les regards, par l'air de dissolution et de liberté qui règne dans'ces sortes d’assemblées.
Quoi qu’en -pense le monde, il n« doit pas ici nous servir de règle. Ce scrait une impiste de dire que Dieu approuve le bal et Ja danse, lu qui nous ordonne de réprimer jusqu'à nos regards, qui nous défend même d'aimer la compagnie d’une danseuse. W’arrétez pas
DB LA RELIGION, 137 vos regards sur une femme volage, dit 1, Seigneur dans les livres saints. Gardez-vous de fréquenter une danseuse , ne l’écoutez méme pas, crainte de périr par ses attraits. N’arrétez pas lavue sur une vierge. sur une femme parce. Leur beauté est un éeueil qui en a fait périr plusieurs. Eccli. 9. C’est un Dieu qui parle ainsi, et qui nous avertit du danger.
Nous pourrions citer l’autorité des SS. Pères, qui tous, sans exception, réprouvent les danses profanes; mais nous nous contentons de rapporter le témoignage d’un seigneur de la cour, et grand capitaine. Voici comment il en parle dans un discours imprimé, qu’il adresse à ses enfans :
J'ai toujours cru les bals dangereux ; ce n’a pas été seulement ma raison qui me l’a fait croire, ç’a encoreélémon expérience. Quoique le témoignage des saints Pères qui les condamnent soit bien fort, je tiens que, sur ce chapitre , le témoignage d'un courtisan doit être de plus grand poids. Je sais bien qu’il ya des gens qui y courent moins de hasards
’autres ; cependant les tempéramens les plus Froid s’y échauffent. Ce ne sont d'ordinaire que des jeunes gens qui composent ces sortes d'assemblées, lesquels ‘ont assez de peine à résister aux tentations dans la solitude, à plus forte raison dans ces lieux-là, où la beauté des objets, les illutninations , les violons, l'agitation de la danse réveilleraient les passions dans des anachorètes…. Ainsi, je tiens qu'il ne faut point aller au bal quand on est chrétien, et je crois que les directeurs feraient leur devoir, s'ils exigeaient de ceux dont ils gouvernent la conscience, qu'ils n'y allassent jamais. Le coure px Bussi.
Ce seigneur avait éprouvé que le bal et la danse soni dangereux à l'innocence. Combien de geps ont éprouvé qu’ils leur ont été funestes !
RÉSOLUTIONS
1. Je m’interdis pour toujours tout bal public. 92. Siles bienséances m’obligent quelquefois de me trouver dans des bals particuliers , où peu de personnes et seulement des pareus
ou d’autres gens dé choix seraient invités, jenemi prés
avoir médité sérieusement quelques grandes xérités de Ja 2 ce !
avoir beaucoup prié, m'être pénétré vivement de la présen Dieu, du néant des plaisirs du monde, des dangers qu’ n y.cour de perdre son ame: encore ne m’y déciderai-je que le us rome que je pourrai ; et qu'avec la permission expresse d’ün confesseur
LE ion”?
sage et expérimenté.
Dégoûtez-moi, à mon Dieu ! de tous les plaisirs qui conviennent peu à la mortification chrétienne, et qui nuisént presque toujours au salut, er HAES
2 \. Eye CITE gi ARR AAARAA A AA PPA RPA AAA.