‹ Pensées sur les plus importantes vérités de la religion, et sur les principaux devoirs du christianismeChapitre 7 sur 186 · LA AS · texte numérisé non relu

LA AS

hretiens,-et même plus qu’on ne pense, vivent de la

orte ;"maisil'est clair qu’ils ne font pas le plus grand

L. Puisquelamultitude des réprouvés est si grande, DoUrqUOi necraignez-vous pas d’être de ce nombre ? Sbycommentwwpeut-il vous échapper une parole, une iction quivnes soient pesces au poids dû sanctuaire ? itôt que les apôtres eurent oui cette parole du Sauveur ; qu'un d’entre eux devait le trahir, ils furent vus saisis de crainte. Ah! Seigneur, disaient-ils, ne iSsjémpointe ce malheureux ? Memquid ego sum, omineP, Dites la méme chose de vous-même , en voyant le grand nombre de ceux qui se perdent. Si, en marchant sur le bord d'un précipice, vous tiez assuré qu'un de la compagnie ua périr, ne raindriez-vouspas ce malheur ? Avec quelle précaution le marcheriez-vous pas ? Prenez les mêmes précautions Jounevotre salut, puisque la perte du salut est un si rand malheur , que , quand de tous les hommes qui sontSur, la terre, il n’y en aurait qu’un qui dût être éprouvé, vous devriez craindre d’être ce misérable. Douthomme qui ne craint pas ce danger , est déjà perdu usur le point de l'être.

Puisque le salut est si difficile et le nombre des éprouvéshsigrand, qui pourra donc, direz-vous, Are SauMé Et quis poterit salvus fieri P Rien n’est mpossible aMieu; avec sa grâce vous pouvez touis Quelque grand que soit le nombre de ceux qui pérign

sént, vous pouvez être un prédestiné si vous le voulez. Le salut n’est pas, plus difficile pour vous que pour tant d’autres qui se sauvent et qui ont plus d’obstacle que vous. | Si vous craignez eflicacement la damnation, votre salut est commencé; si vous persévérez dans cette’ crainte , votre prédestination est comme assurée : Salus erit timentibus nomen tuum. Mich. 6. Maïs au” contraire, moins vous craignez, plus il y a à craindre" pour vous. On se perd parce qu'on ne craïnt pas sa perte. à ” Voulez-vous vous sauver ? Ouvrez les yeux sur vos dangers, et craignez, non pas d’une crainte servile et naturelle, mais d’une crainte salutaire , qui vous fasse éviter le péché , qui vous porte à Dieu, qui vous fasse craindre de l’offenser et de le perdre. Cette crainte ranimera votre confiance ; et plus vous aurez craint de la sorte pendant la vie, plus vous serez assuré de recevoir miséricorde à la mort: In timore Domimi “ee AE die, quia habebis spem in novissimo.

rov. 23.

RÉSOLUTIONS

14 J'éviterai avec tout le soin possible tout ce qui pourrait être pour moi une occasion prochaine de péché ; , 2. Et je combattrai mon penchant dominant sans relâche.

3, Mais quoi qu'ilarrive, je ne me laisserai jamais abattre par lé découragement , recourant à Dieu au milieu des dangers, m’humiliant profondément devant lui après une faute échappée dans ma faiblesse , en me hâtant d’aller laver mes blessuresdans le sacrement astitué pour réconcilier les fidèles à Dieu.

O mon Dieu ! pénétrez-moi d’une crainte salutaire.

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