S&ame (Stances et Po&mes
que des 6mules cependant plus pauvres, il n'avait m6me pas une chambre k lui. Je vois encore ce petit salon de la rue d'Hauteville, dont le canap6 6tait son lit, — « mon lit 6troit d'ou la joie est bannie 1 , » — et oil il ne pouvait m6me, le dimanche, recevoir ses amis. LA, veillant parfois jusqu'aujour, il lisait p61e-m61e les philosophes, les savants et les pontes, et surtout il 6crivait des vers. II avait 6t6 presents chez Leconte de Lisle, qui, le soir, une fois par semaine, r&inissait dans son petit salon au cinquteme, boulevard des Invalides, ses amis et les pontes debutants. C'est en 6coutant le maltre lire ses vers et critiquer ceux qu'on lui soumettait ou ceux des poetesalors en faveur qu'il p6n6tra les secrets de son art et qu'il apprit k distinguer la forme vraiment po6tique de la forme oratoire qu'il avait surtout cultivee jusque-la. Sans renoncer aux longs poemes Sloquents, il s'adonna de plus en plus a composer de courtes pieces, oil il essayait de donner & ses sentiments et k ses pens6es une forme k la fois precise e£ vivante,