‹ Penseurs et poètes --Chapitre 31 sur 54 · La Vote lactee, Corps et Ames, Les Caresses [Solitudes · texte numérisé non relu

La Vote lactee, Corps et Ames, Les Caresses [Solitudes

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ainiee tous les parfums de son coeur. L' habitude de 1'observation interieure et de la notation precise, le sentiment toujours present de la fugacitt et de l'illusion des choses, ne font ici que rendre la tendresse plus touchante et plus profonde. Ce sont des soupirs d'une suavity incomparable, des caresses d'&me aussi douces que le frdlement d'une aile d'oiseau *. Si ces tendresses sont « vaines » en ce sens qu'elles ne reviennent peut-6tre pas, comme c des ramiers sevr6s de leur volifere », au coeur qui leur a donn6 l'essor, elles sont en ellesm&mes bien r6elles, et nous montrent une forme de sensibility trte particultere et tr6s fine.

Un dernier trait acheve de caractgriser cette sensibility : c'est Tanxi6t6. Trop habitug k reflgchir sur ses propres sentiments et sur ceux des autres, le pofcte souff re de ne pas se donner assez et craint qu'on ne se donne pas assez & lui. Mille doutes Passi6gent sur son propre coeur 2 et sur celui qu'il voudrait poss6der 3 . Toujours incer-

1. En deuil y Si fetais Dieu, Si je pouvais (Stances et Poemes), Envoi (£preuves) y Soupir, Le Reveil (Solitudes), Le Norn, Le Volubilis (Vaines Tendresses).

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