‹ Penseurs et poètes --Chapitre 32 sur 54 · Peur d'avare (Vaines Tendresses · texte numérisé non relu

Peur d'avare (Vaines Tendresses

tain et irr6solu, il ne sait pas se decider m&ne sur ce qu'il souhaite. II apeur et detropcroire et de ne pas croire assez 4 . L'amour le porte en mfeme temps a la domination jalouse et a la suj&ion servile, et il se reproche ou d'etre tyrannique ou d'etre faible. II 6prouve toujours le besoin de se rSserver une certaine liberty intime, parfois il veut se reprendre tout k fait, et en mfime temps, plein de cette piti6 amollissante que donne aux coeurs tendres la divijiation sympathique des maux d'autrui, on sent qu'il n'ose pas, mfimequandil voudrait s'affranchir, porter un coup qui ferait saigner. Ainsi ses amours sont un tissu changeant de courtes joies, de longues douleurs et surtout de perp6tuelles inquietudes.

Toutefois, il n'y a pas seulement dans la poSsie amoureuse de Sully, de la tristesse, de la tendresse et de I'anxi6t6, et ce serait la r6tr6cir que de la faire tenir tout enttere dans le cadre que je viens de tracer. On y trouve, au debut, toutes les ardeurs et tous les entralnements de la jeunesse, et d'une jeunesse qu'il

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