Revue des Deux Mondes, 12 novembre 1890, page
SULLT PRUDHOMME. 243
Non I je cfojb a la poesie ; Elle instruitpar t6merit£; Elle allume sa fantaisie Dans tes beaux yeux, 6 VentS I
Si le doigt des preuves d6tache Ton yolle aux plis multiplies, Le vent des strophes te l'arrache D'un seal coup de la tdte aux pfeds ! *
Qui ne connait, parmi ces actes de foi, la belle pi&ce des Yeux ? Le po&e compare les yeux, « bleus ou noirs, tous aim6s, tous beaux », qui dorment au fond des tombes, aux 6toiles qui s'61oignent de notre horizon :
Et comme les astres penchants Nous quittent, mais au ciel demeurent, Les p nineties ont leurs couchants, Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.
Bleus ou noirs, tous aimes, tous beaux, Ouverts & quelque immense aurore, De Tautre c6t6 des tombeaux Les yeux qu'on ferme yoient encore ! *
Le gage des hautes destinies de 1'homme est pour lui dans l'histoire mfime de Involution qui doit conduire la vie
De son germe inquiet a son type 6ternel,
histoire qu'il retrace en un tableau magnifique