‹ Penseurs et savants: leurs maladies, leur hygièneChapitre 16 sur 34 · I. — ÏNFUENCE DE l'AGE · texte numérisé non relu

I. — ÏNFUENCE DE l'AGE

Chaque âge prédispose les Penseurs à un genre de maladies particulières ; sont-ils jeunes? la tension du cerveau les expose à l'inflammation des méninges, au surmenage et à ses suites fréquentes, l'insomnie, la neurasthénie, la (Jiûrée*

Sont-ils plus âgés? c'est du côté de l'estomac qu'ils sont menacés ; la misère, les privations, le froid et surtout le froid humide les vouent aux rhumatismes.

Devenus vieux, ils sont exposés de par leur vie sédentaire aux varices, aux congestions veineuses, aux hémorrhoïdes, aux ulcères variqueux, aux calculs biliaires ou uriques, à la paralysie générale et surtout aux apoplexies, au ramollissement

Relativement aux apoplexies si souvent suivies d'hémiplégie, c'est-à-dire de paralysie de la moitié du corps, on nous a souvent demandé pourquoi tant de personnes encore jeunes, ayant à peine dépassé la trentaine, en étaient frappées si fréquemment? Nous allons l'expliquer.

Un d€s meilleurs médecins de notre temps, Huchard, a émis une vérité profondément vraie en disant que nous avons l'âge de nos artères. Jadis, l'endurcissement de leurs parois, qui les rend molles et friables commes des tuyaux de pipe, ne s'observait guère que chez les vieillards et c'était surtout eux que l'apoplexie prenait pour victimes; de nos jours, avec les progrès effrayants de l'alcoolisme, du tabac et de la syphilis qui sclérosent, c'est-à-dire endurcissent les artères, jeunes et vieux sont également atteints ; encore remarque-t-on que ce sont surtout les enfants de ces malheureux qui payent à la mort un tribiat considérable bien ptns encore que les auteurs de leurs jours, parce que l'organisme jadis vigourenx de ces derniers a plus de force, de résistance à se laisser envahir par l'art ério-sclérose.

Qu'on ne s'étonne donc pas si des jeunes enfants sont en proie aux convulsions et sont idiots ou paralysés dès leur jeune âge. En recherchant la cause profonde du mal, on apprendra bien vite que le père ou la mère et quelquefois les deux s'adonnaient aux liqueurs alcooliques, et ce sont ces pauvres innocents qui payent ainsi les vices ou les défauts de leurs parents insoucieux !

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