‹ Penseurs et savants: leurs maladies, leur hygièneChapitre 7 sur 34 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

Pourquoi prenons-nous plus de plaisir à ces confessions, à ces sortes d'autobiographies ? C'est que Tauteur s'y révèle à nous dans toute sa nudité physiologique ou pathologique, — ce qui revient à dire quelle importance prend dans son œuvre cette guenille, dont nous voudrions nous alléger, et qui nous rappelle si cruellement parfois que nous devons terriblement compter avec ses exigences.

Cette importance, on ne la méconnaîtra plus, quand on aura appris, grâce au docteur Gélineau, à combien d'infirmités, combien de maladies sont exposés les forçats de l'écriture, les martyrs du verbe, dont la vie, selon l'expression du poète, est un tourment perpétuel.

Heureuseinent qu'à côté du mal Gélineau indique le remède, et ainsi se révèle-t-il aussi sagace clinicien que très avisé thérapeute.

Docteur Cabanes, Octobre 1903,

Page 1