‹ Penseurs et savants: leurs maladies, leur hygièneChapitre 8 sur 34 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Je m'adresse à des hommes d'élite, ayant une culture intellectuelle assez avancée pour que je n*aie pas besoin de leur présenter, en deux ou trois chapitres qu'ils feuilleteraient sans les lire peut-être, de longues considérations sur l'organisation humaine, sur sa structure, sur ses fonctions et les différents tempéraments qui pèsent sur nous, car le vieux proverbe latin : Mens agitât molem, est loin d'être toujours vrai.

Sans avoir étudié la médecine et la physiologie, ils ont, j'en suis sûr, une idée fort nette de tout cela, soit qu'ils aient beaucoup lu et observé, soit par une sorte d'intuition naturelle, et m'étant fait une loi, avant que de tracer la première ligne de cet ouvrage, de ne pas ennuyer mes lecteurs. Priùs non tœdere, j'entre immédiatement en matière, renvoyant mon lecteur, pour plus amples détails, à l'un de mes livres : Maladies et hygiène des gens nerveux, où j'ai insisté sur ces prolégomènes — ce livre-ci n'étant en quelque sorte que le développement de Tautre, mais s'adressant à une classe spéciale de la société extrêmement digne d'intérêt et la plus importante de toute la nation française .

L'embarras où je me trouve au moment où j'écris le premier chapitre du livre longuement médité dont on vient de lire le titre, est un exemple topique de la pauvreté en même temps que de la netteté parfois cruelle de la langue française. Certes, moi,

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