‹ Penseurs libres et liberté de penséeChapitre 27 sur 77 · I. Avenir de la science, p · texte numérisé non relu

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L'amour et l'imagination ont édifié la religion. La raison la détruiia-t-elle ? Non, la raison vient de Dieu, comme le reste... Toutes choses changent : les credo, les pliilosophies et les systèmes extérieurs, mais Dieu reste ! » [Robert Elsmere).

Ainsi toutes les religions se confondent en une, laquelle consiste à adorer, sous le nom de Dieu, soit l'ordre des choses, la raison qui éclate dans tout ce qui est, soit particulièrement la raison humaine, qui produit ces œuvres marquées du sceau divin : la science, Fart, la moralité. Certes le penseur qui n'accorde qu'une valeur relative à toutes les religions, alors que chacune d'elles a prétendu être en possession de la vérité absolue, interprète librement les mots de la langue commune et en force le sens. Il ne se trompe pas cependant, au moins nécessairement, par cela seul qu'il substitue ses idées à celles du vulgaire, et qu'il assigne au sentiment religieux une fin que ce sentiment aurait longtemps poursuivie et poursuivrait encore sans la connaître et sans l'atteindre. On a le droit en effet de philosopher sur les faits.

Ainsi, par exemple, on peut très bien soutenir que l'esprit religieux est éternellement le même, encore qu'il nous semble y avoir un abîme entre la religion naturelle d'aujourd'hui et les religions révélées de jadis, l'une rejetant le miracle sur

Dlgas. — Penseurs libres. 8

lequel les autres se fondent. C'est qu'à proprement parler le miracle n'existe que pour nous ; la dérogation aux lois naturelles n'est conçue comme telle que par des esprits ayant la notion d'un monde régi par des lois. Le miracle n'était point un sacrifice imposé à la raison des premiers croyants, il était une conception de leur raison même. La religion a toujours été rationnelle d'intention, sinon de fait. Ce qui nous paraît aujourd'hui inadmissible, à savoir que les questions de la foi soient tenues en dehors de la raison, n'a jamais non plus été admis en fait par les âmes vraiment religieuses. Un croyant, qui craint la libre discussion sur l'objet de son culte, est forcé de s'avouer que cette crainte « est au fond une simple trahison de la foi », car « la conviction est la conscience de l'esprit, et avec la conscience intellectuelle )) il n'est pas plus permis de « jouer qu'avec la conscience morale » (Mrs Humphry Ward).

Il est paradoxal, et pourtant exact, de dire que chez les incrédules d'aujourd'hui revit l'esprit des croyants d'autrefois. En effet, on a rejeté les dogmes anciens pour les mêmes motifs qui les avaient fait admettre : on les avait admis comme s'accordant avec la raison, on les a rejetés comme incompatibles avec elle. La religion a changé

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d'objet sans changer de nature. Les affinités intellectuelles et morales persistent à travers l'opposition des doctrines et, comme dit Nietzsche, l'incroyance peut être un dérivé de la foi. « On voit que ce qui, en réalité, a vaincu le Dieu chrétien, c'est la morale chrétienne elle-même, la notion de sincérité, appliquée avec une rigueur toujours croissante ; c'est la conscience chrétienne, aiguisée dans les confessionnaux et qui s'est transformée, sublimée jusqu'à devenir la conscience scientifique, la propreté intellectuelle, voulue à tout prix' )). De même, dirons-nous encore, nous concevons toujours la religion comme la communication de l'âme avec Dieu, mais nous ne croyons plus que cette communication ait lieu d'une façon matérielle et sensible, par la voie du miracle ; nous disons que Dieu se révèle à nous d'une façon naturelle, dans l'adoration en esprit et en vérité, « dans le culte pur des facultés humaines et des objets divins qu'elles atteignent..., dans la pure contemplation du beau et la recherche passionnée du vrai )) (Renan).

Ainsi toutes les religions tendent à l'idéal ; elles ne difierent que par la manière de le concevoir. Le Christ disait : Il y a plusieurs demeures dans

I. in Lichtenberger, La philosophie de Nietzsche, p. ai. Paris, F. Alcan.

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la maison de mon pcre. Les esprits, arrivés au dernier terme de l'évolution religieuse, au lieu de mépriser les antiques croyances, se tournent de même avec sympathie vers ceux qu ils laissent en arrière sur le chemin parcouru.

Mais il faut remarquer que réduire les religions à leurs traits essentiels, les faire rentrer toutes dans une définition générique, faire abstraction de leurs dogmes et ne retenir que leur esprit, et encore interpréter librement cet esprit, le dégager des superstitions qui l'altèrent, c'est faire la philosophie des religions et oublier leur histoire, c'est substituer une vue de l'esprit à la réalité des faits. La religion, vidée de son contenu, n'est plus la religion ; c'en est « l'analogue », si l'on veut, ce n'est plus « la chose même ». On nous donne comme « l'équivalent » de la religion « le culte pur des simples et bonnes choses ». On convient d'appeler religieux « les hommes prenant la vie au sérieux et croyant à la sainteté des choses », et irréligieux « les hommes frivoles, sans foi..., sans morale » (Renan).

Rien de plus acceptable assurément qu'une telle définition de la religion ; mais, par malheur aussi, rien de plus nominal et arbitraire. On ne peut s'en tenir à la doctrine du formalisme religieux, à cet idéalisme complaisant et vague, qui a fleuri

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SOUS le nom de libéralisme protestant ou catholique. La religion n'est pas une tendance, mais un fait ; elle se matérialise dans les dogmes, les institutions et les mœurs ; négligera-t-on ces faits ? Les tiendra-t-on pour indifierents ? Non. Il faut étudier ces religions positives, qu'on nous présente tour à tour comme la déformation et l'image de la religion éternelle ; il faut être pour elles ou contre elles.

ni

On s'aperçoit qu'en fait les religions les plus libérales sont loin de répondre au concept philosophique de la religion qui vient d'être posé. Elles sont une tentative vaine pour concilier la raison et la foi.

La religion est par définition un fait social, une communion cVâmes. La plus grave des peines édictées par les codes religieux est V excommunication, et les âmes les plus religieuses sont en effet celles qui ne peuvent souffrir l'isolement intérieur, et (( aiment mieux, comme dit Renan, se rattacher à des fables que de faire bande à part dans l'humanité )). C'est donc en vain que le protestantisme fait appel à la raison individuelle, et l'étabht comme juge de la vérité religieuse et morale.

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Cette raison se dérobe et se récuse elle-même ; l'autorité qu'on lui confère demeure nominale ; elle répugne à l'exercer, et si on l'y oblige, si on lui en fait un devoir, elle en use encore timidement et à regret. La raison, en efiet, réputée téméraire et orgueilleuse, est réellement humble en face de la tradition. L'individu sent intellectuellement sa faiblesse ; dans les questions religieuses surtout, si complexes et si graves, il est porté à se défier de son jugement, quand ce jugement va à l'encontre des croyances communes. Ainsi celui qui a été élevé dans la foi chrétienne pourra juger le christianisme étroit ; mais il ne se laissera pas aller à cette impression ; il sera (( retenu par une certaine modestie », par (( l'exemple de tant de grands hommes qui ont vu si profond dans la nature humaine et pourtant sont restés chrétiens » (Renan).

Le croyant, en tant que tel, a un parti pris de fidélité au dogme traditionnel et ce parti pris se traduit par un scepticisme implicite, par un usage restrictif de la raison, ou même par une perversion du jugement et un esprit sophistique.

Ainsi le protestant ou le catholique libéral, qui déclare vouloir user de sa raison, se contente de faire à la raison sa part. Il ne la prend pas pour règle, mais pour instrument ; il s'en sert pour

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légitimer, non pour critiquer ses croyances. Si la foi théologique contredit la raison, le croyant, même éclairé, l'ignore, parce qu'il ne confronte point la religion avec la science, parce qu'il la met à part, la juge d'un « autre ordre » (Pascal). « Une cloison étanche » empêche (( les idées modernes de se faire jour dans le sanctuaire réservé de son cœur » (Renan). Si, comme philosophe et comme savant, il a des principes hétérodoxes, il n'en tire point les conséquences. Ne peut-il cependant éviter de remarquer l'opposition de la raison et de la foi ? Il dira que cette opposition, si forte et irréductible qu'elle soit, est apparente et provisoire. Il a vite fait de rejeter les objections gênantes ; il en remet à plus tard la solution, ce qui revient à en contester dès maintenant la valeur. Il pose à titre de postulat, c'est-à-dire de vœu, depiam desideratum, l'accord final du dogme et de la science ; cet accord, il ne se croit pas tenu présentement de l'établir. Qu'est-ce à dire, sinon qu'il ne se soumet point à la raison sans appel, qu'il en discute l'autorité et la compétence, qu'il en restreint la juridiction et l'emploi, qu'il l'enferme, en un mot, dans les limites oii le dogme en autorise l'usage, et ne lui permet pas de mettre le dogme lui-même en doute ?

Faisons la preuve de ces accusations. Laissons, de côté les dogmes comme ceux de la Trinité, de l'Incarnation, dont Renan a dit que, « se passant dans l'éther métaphysique, ils ne choquaient en lui aucune opinion contraire ». Ces dogmes, en effet, n'ont rien dont la raison s'oflense ; étant au-dessus d elle, échappant à son contrôle, ils la laissent indifférente.

Mais il en est d'autres qui vont contre les certitudes scientifiques les mieux établies. Or c'est un fait que le croyant ne veut pas voir l'irrationalité de ces dogmes, ou fait grâce à leur irrationalité sentie. Il en discute le sens, il en atténue la portée, il en conteste les conséquences les plus rigoureusement déduites. La subtilité de l'esprit est grande, quand il s'agit de sauver les croyances menacées. « On a, dit Guyau, concilié tant bien que mal avec la Bible les découvertes de Copernic et même celles de nos géologues modernes. Qui sait si un jour quelqu'un ne sera pas assez habile pour y retrouver les hypothèses de Darwin ou de Lamarck .^^ Il y a un certain symbolisme qui peut entreprendre de concilier avec la vérité les absurdités les plus manifestes. Quand il s'agit de religion, il n'est pas de souplesse, d'habileté ou d'inconséquence dont l'esprit humain ne soit capable. » (( Dans ces naufrages d'une foi dont on avait fait

• le centre de sa vie, on s'accroche, dit aussi Renan, aux moyens de sauvetage les plus invraisemblables plutôt que de laisser tout ce qu'on aime périr corps et biens. »

La prétendue hardiesse et largeur d'esprit de certains croyants est faite d'inconséquence ou de naïveté, de subtilité ou de mauvaise foi.

Mais plaçons la question religieuse sur son véritable terrain. Après tout, ce n'est pas avec la science que les religions doivent s'accorder, ce n'est pas la raison spéculative qu'elles sont tenues de satisfaire ; c'est à un besoin moral qu'elles prétendent surtout, sinon exclusivement, répondre. Que la conscience décide donc seule de la vérité des religions, « Si la sainteté de l'Evangile parle à mon cœur », j'aurai le droit, selon Rousseau, de me dire chrétien.

Peut-être raisonner ainsi est-ce déjà tomber dans un cercle, puisque le christianisme, comme système d'éducation, impose à la conscience ses formes. Mais admettons que le sens moral n'est point issu des principes religieux. En tous cas, il paraît oblitéré, faussé, ou au moins éteint, quand ces principes sont en cause. On ne voit pas que le fidèle se laisse troubler par les faits qui discréditent moralement son église. « Rien de ce que pouvait avoir de critiquable la politique et l'esprit

de l'Eglise ne me faisait, dit Renan, la moindre . impression... Je n'aime ni Philippe II ni Pie V ; mais, si je n'avais pas de raisons matérielles de ne pas croire au catholicisme, ni les atrocités de Philippe II ni les bûchers de Pie V ne m'arrêteraient beaucoup. » Si, dans l'âme du croyant, la conscience est ainsi subordonnée à la foi, il devient difficile de soutenir qu'elle puisse être le principe de la foi.

En fait, l'adhésion au christianisme pour des raisons morales ne serait fondée que si le christianisme s'était montré seul capable de produire les vertus humaines, si la sagesse de Socrate et d'Epictète, par exemple, avait attendu sa venue, et si lui-même non seulement avait toujours empêché les vices et les crimes des hommes, mais encore ne leur avait pas servi parfois de prétexte et d'excuse.

Bien plus, l'incomparable moralité du christianisme fût-elle attestée, qu'elle n'attesterait pas elle-même la divinité du christianisme. Celui qui tient l'Evangile pour sublime n'est pas autorisé par cela seul à lui attribuer une origine surnaturelle et à l'appeler divin autrement que par métaphore, et comme on dit par exemple : le divin Platon. Les Evangiles, dit Tolstoï, renfermant « la seule doctrine qui donne un sens à la vie » , ils ne sont

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donc pas de « simples monuments historiques », ils sont divinement inspirés'. Mais, outre qu'il y aura toujours, pour prolester contre le sens que l'Evangile a donné à la vie, des âmes éprises de l'idéal naturaliste et païen, les âmes même les plus touchées de la beauté et de la vérité morale de l'Evangile n'embrasseront pas nécessairement la foi théologique, qui consiste à induire la divinité de la sainteté. La thèse psychologique, d'après laquelle la moralité parfaite ne peut être réalisée ni même conçue par les simples facultés humaines, est gratuite et sera toujours contestée. La foi, en tant qu'elle repose sur cette thèse, n'est donc pas logiquement prouvée.

Les religions libérales, comme le protestantisme, qui s'attache à établir que la foi s'accorde avec la raison et la conscience, et même en dérive,

I. Un autre écrivain russe, le comte Pérosky Petrovo-Solovovo (le Sentiment religieux, base logique de la morale, in-8. Paris, 191 3), soutient la thèse précisément inverse. Selon lui, la morale n'est aucunement solidaire de la religion ; elle n'a point la religion pour principe, pour soutien, pour couronnement ni pour fin. L'histoire montre que toutes les religions ont en vue la foi théologique plus que l'action morale, que môme les plus élevées ont contredit la morale, ont élevé au-dessus d'elle le dogme, le culte, les pratiques. D'autre part, le raisonnement suffirait à prouver que la métaphysique religieuse ne peut avoir, et en fait n'a point, une vertu morale ; le déisme n'est pas le moralisme ; la vie d'outre-tombe représente une justice tardive et insuËBsante, une réparation incomplète.

sont donc philosophiquement très faibles ; elles portent en un sens plus gravement atteinte à l'autorité de la raison que le catholicisme orthodoxe, qui franchement récuse celle autorité. Le catholicisme est favorable en somme à l'alTranchissement des esprits ; présentant le dogme théologique dans toute sa rigueur, il invite à le juger. Le pro" teslantisme, au contraire, produit des esprits libéraux, non des esprits vraiment libres. Sa doctrine théologique est un compromis entre la tradition judéo-chrétienne et les idées modernes ; elle est insaisissable et fuyante ; elle se laisse interpréter en tous sens, elle se prête aux conjectures de la pensée la plus hardie, sans rompre pour cela avec les plus anciens préjugés.

Il faut se défier de ces religions positives qui font à la raison les avances les plus empressées ou les concessions les plus larges. Elles inspirent à bon droit, suivant le mot d'Auguste Comte, la (( répugnance philosophique » la plus forte, parce qu'elles tendent à fausser et à corrompre les esprits. Les concessions faites par le christianisme aux idées modernes, dit Renan, (( ne sont bonnes ni pour la religion ni pour l'esprit humain. On croit avoir fait des chrétiens, on a fait des esprits faux, des politiques manques. Malheur au vague, mieux vaut le faux ! « La vérité, comme dit très bien

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Bacon, sort plutôt de l'erreur que de la confusion. » Le dernier refuge de la foi qui meurt est l'ignorance du dogme. « Beaucoup d'intelligences aiment le vague et s'en contentent : elles croient en gros et arrangent le détail à leur guise ; quelquefois même, après avoir pris tout en bloc, elles éliminent chaque chose en détail. » C'est ainsi que (( les religions littérales peuvent de nos jours durer et se perpétuer par une série de compromis » (Guyau). Or, « une des pires malhonnêtetés intellectuelles est de jouer avec les mots, de représenter le christianisme comme n'imposant aucun sacrifice à la raison et, à l'aide de cet artifice, d'y attirer les gens qui ne savent pas ce à quoi ils s'engagent » (Renan). Les religions à tendances libérales, protestantes ou catholiques, qui sont inofTensives en elles-mêmes, par leur contenu doctrinal, si singulièrement allégé, ne laissent pas d'être funestes d'une autre manière, par leur action éducative, par le tour qu'elles communiquent aux esprits.

C'est ce qu'Auguste Comte avait en vue lorsqu'il disait que la France doit se féliciter d'avoir échappé au protestantisme. Elle a ainsi gardé sa droiture intellectuelle, son amourdes idées claires et son esprit logique. Elle ignore ce savant amalgame de théologie naïve et de philosophie trans-

cendante qu'ont produit les universités allemandes . Elle ne donne pas dans ce symbolisme que Fouillée a heureusement défini (Vidée moderne du Droit), mais dans lequel il aurait dû voir, selon nous, non un trait de la race germanique, mais une forme de l'éducation protestante. Les catholiques du moins ne sont pas chrétiens par métaphore. lis ne réduisent pas l'Evangile à n'être qu' (( un traité de morale symbolique », le Christ qui meurt pour sauver le monde étant le symbole du sacrifice de soi-même, etc. Ils prennent l'Evangile à la lettre, et ne l'interprètent pas dans l'esprit de Berquin. Ils n'y découvrent pas non plus des abîmes de profondeur, des dessous métaphysiques. Ils pensent avec Guyau que, si les dogmes du péché originel, de la rédemption, de la prédestination (( ne sont que des mythes philosophiques, le titre de chrétien devient un titre purement verbal et qu'on pourrait aussi bien se dire païen, car tous les dogmes de Jupiter, de Saturne, etc., sont susceptibles aussi de devenir des symboles de haute métaphysique. Lisez Jamblique ou Schelling*. »

En résumé, les religions considérées, non plus dans leur forme abstraite et leur tendance générale, mais dans leur contenu réel, dans le maté-

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