‹ PépéChapitre 11 sur 167 · PAILLOUX · texte numérisé non relu

PAILLOUX

— Eh bien ! mon vieux, tu es servi | FRESSENOY. — Peuh ! :

PaïLLoUx. — Tu parlais d'homme cuit, je crois qu’on peut te retirer du feu !

FRESSENOY. — Non !

PAILLOUX. — Pourquoi t'obstines-tu ainsi ?

Tu as ta femme qui adore en toi ton passé, restes-en 1à, c’est prudent.

FRESSENOY. — Non !

ParrLoux. — Tu veux tenter encore une autre expérience ?

jours, dans une papeterie.

en même temps que moi, une femme éxquisi

quejel’ai regardée avec un peu plus d’insistanel

tourne la tête, elle est cueiïllie, je n’ai jamais

FRESSENOY. — C’est fait !

PAILLOUX. — Où ?... Quand ? \ | FRESSENOY. — A Grenobie, il y a quel

ParLLoux. — Oh ! une papetière he ni chisSière... Fressenoy |: $ >]

FRESSENOY. — Dans une papeterie se trouvai| | toute jeune, oh ! mais très bien, la coupe dl tailleur, la chaussure, la coiffure, tout ça tr chic. Je la regarde en me disant : 4 Qu'est que ça peut bien être que ça ? »

PAILLOUX. —- Parisienne en villégiature.

FRESSENOY. — Non, tu vas voir. Elle aval l'air un peu gênée de mon inquisition, ce qui fai

PAILLOUX. — Oui, connu, ton truc ordiraiti celui qui a raté avec la petite Dupont, fluid] bzoum, bzoum, voix de nez, la dame à di frissons dans la nuque, ses yeux papillotent, el

le réussir celui-1à.

FRESSENOY. — Mais c’est de je ne savais p | si j'allais le réussir, moi non plus... Il y-avel si longtemps...

ParrLoux. — Oui, le Hide ça se rouil.

FRESSENOY. — En sortant je lui demani| mon chemin. | |

ParLLoUXx. — Tu lui offres unc tasse de thé

FRESSENOY. — Et elle me répond : -« Alc| ce sera un porto, parce qee je n'aime pas le thé]

PAILLOUX. — Maïs c’est une grue, ta fem} chic, et elle à dû ajouter:

«N'oubliez pas miÎ petit cadeau ! » Ra FRESSENOY. — Eh bien !.c’est ce qui

trompe... Il n'y a pas eu de petit cadeau.

PAILLOUX: -— Pour Accepter ‘un one serait exagéré | FRÉSSENOY. — Il y a euun Be plus au | | porto. i PaILLOUX. — Comment tu aurais...

FRESSENOY. — Parfaitement !

PAILLOUX. — Comme ça, tout de suite ! || FRESSENOY. — Non, la seconde fois !

PAILLOUX. — Tu es retourné à Grenobli|

FRESSENOY. — Cinq jours après et avant- 1] encore |! | PAILLOUX. — Je me rappelle, c’est gray] FRESSENOY. — C'est assez grave |

PAILLOUXx. — Eh bien ! tu dois savoir qui \\ est maintenant. | | FRESSENOY. — Je ne connais que se fl nom : Jacqueline ! |

PAILLOUX. — Enfin, la chose s’est, pasiil chez elle ? | 1

FRESSENOY. — Non, aux environs de CR noble.

PAILLOUX. — Donc elle est tenue à un «fi tain décorum ! |

FRESSENOY. — Probable |!

PAILLOUX, — Femme mariée, peut-êtr|

FRESSENOY. — Je ne crois pas. |

PAILLOUX. — Tu m ‘intrigues, tu m lintrig à énormément. oi |

RESSENOY. — Parbleu ! an PaILLoux. — Etaulit? | FRESSENOY. “IHOUe de D PAILLOUX. — Elle t'aime ESSENOY. — Je crois.

ILLOUX. — Et toi ? RES ESSENOY, -— Elle ne me déplaît pas...

ai pour elle — comment te dirais-je.…. — orte de reconnaissance infinie

… 4: ai vingt ans, mon vieux, comme ‘ut !

AXLLOUX. — Je eo

J'en

ATLLOUX. — Et ee in ae rien de toi ?

FRESSENOY. — Rien, pas même le lieu a. ma D Si, mon petit nom : Pierre, dont

jt; c’est entantin !

RESSENOY. —— Aucune vénalité en tout cas,

— Et vous FÉevez vous revoir ?

D — Dans trois jours !

PAILLOUX. — Et où te mène cette aventure ?

FRESSENOY. — Nulle part. Distraction te c'est tout F :

D — ! je COUTS... Attani au a et s'arrétant brusquement, à Paiïoux.) Lpar exemple... C'est'elle ! a

AILLOUX. — Qui elle ?

SHENOY, -—, La petite, parbleu Jac- ELOUX, — Mais elle est avec deux jeunes

ns dangereux PAICLOUX. -— Seuve-toi, elle va te voir !

. Dans un hôtel où

ESSENOY.. — Elle m'a vi... Elle m'a vu...

zux.) Ça y est, elle lâche ses gigolos !

LLOUX. — C’est idiot, c’est idiot !

SSENOY. — Quoi, si quelqu’ un vient, tu que c “est ta bonne amie !

PAILLOUX. — Personne ne croira jamais ca!

acqueline ct

En voilà une sur-

QUELINE. — Bonjour...

j Je suis bien con-

Si je m'attendais.

de m'a- j

le chant du

. longtemps que je ne l’ai pas vu...

ESSENOY. — ie qu aile trouvait que

AILLOUX. — Et Piépié c’est pas flatteur !

. (Elle aperçoit Pailloux qui a suivi et

PÉPÉ ee a .

ue L { \

mon vieil ami Pailloux, que vous présente,

il est au courant de tout !

JACQUELINE, lui servant lamain. À cmt monsieur Pailloux, de faire votre connaissance. Puisqu’ il est au courant, on se tutoie..

FRESSENOY. — Bien sûr !

JACQUELINE. — Et on s'embrasse |!

FRESSENOY. — C’est forcé ! à

JACQUELINE. —— Pépé.. mon POS Pépé;:.

(Baïisers.)

PAILLOUX. — Ça recommence... Connaissez-

vous rien de plus idiot que la situation d’un

monsieur qui se brosse le ventre, pendant que les autres consomment ?

JACQUELINE, à Pailloux. — Je vous demande he mais ç’a été plus fort que moi, il y à trois jours.

et puis je m'attendais si peu Le

FRESSENOY. — Maïs les jeunes gens qui t'accompagnent !

JACQUELINE. — Aucune importance, des gigolos de Grenoble. Alors... :

FRESSENOY. — Tout de même...

JACQUELINE. — Fu ne vas pas croire.

FRESSENOY. — Avec les femmes je ne crois que ce qu’elles me disent. À PAILLOUX. — C'est prudent !

JACQUELINE. — Comment, mon chéri, tu

t'imagines que moi avec ces petits crétins.

. Et puis, tiens, j'aime mieux te dire Ia vérité.

PAIELOUX. — Les mensonges vont commencer.

JACQUELINE. — Dites donc, vous, je vous grifferai, vous savez... J’ai menti tout è à Pheure..

PaïrLLoUx. — Na |

Jacouerine. — Tout à 1’ heure, pas mainte-

nant, quand : l'ai fait celle qui était surprise de té trouver.icl.. Jé\suis venue expres pour te

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