PAILLOUX
— Eh bien ! mon vieux, tu es servi | FRESSENOY. — Peuh ! :
PaïLLoUx. — Tu parlais d'homme cuit, je crois qu’on peut te retirer du feu !
FRESSENOY. — Non !
PAILLOUX. — Pourquoi t'obstines-tu ainsi ?
Tu as ta femme qui adore en toi ton passé, restes-en 1à, c’est prudent.
FRESSENOY. — Non !
ParrLoux. — Tu veux tenter encore une autre expérience ?
jours, dans une papeterie.
en même temps que moi, une femme éxquisi
quejel’ai regardée avec un peu plus d’insistanel
tourne la tête, elle est cueiïllie, je n’ai jamais
FRESSENOY. — C’est fait !
PAILLOUX. — Où ?... Quand ? \ | FRESSENOY. — A Grenobie, il y a quel
ParLLoux. — Oh ! une papetière he ni chisSière... Fressenoy |: $ >]
FRESSENOY. — Dans une papeterie se trouvai| | toute jeune, oh ! mais très bien, la coupe dl tailleur, la chaussure, la coiffure, tout ça tr chic. Je la regarde en me disant : 4 Qu'est que ça peut bien être que ça ? »
PAILLOUX. —- Parisienne en villégiature.
FRESSENOY. — Non, tu vas voir. Elle aval l'air un peu gênée de mon inquisition, ce qui fai
PAILLOUX. — Oui, connu, ton truc ordiraiti celui qui a raté avec la petite Dupont, fluid] bzoum, bzoum, voix de nez, la dame à di frissons dans la nuque, ses yeux papillotent, el
le réussir celui-1à.
FRESSENOY. — Mais c’est de je ne savais p | si j'allais le réussir, moi non plus... Il y-avel si longtemps...
ParrLoux. — Oui, le Hide ça se rouil.
FRESSENOY. — En sortant je lui demani| mon chemin. | |
ParLLoUXx. — Tu lui offres unc tasse de thé
FRESSENOY. — Et elle me répond : -« Alc| ce sera un porto, parce qee je n'aime pas le thé]
PAILLOUX. — Maïs c’est une grue, ta fem} chic, et elle à dû ajouter:
«N'oubliez pas miÎ petit cadeau ! » Ra FRESSENOY. — Eh bien !.c’est ce qui
trompe... Il n'y a pas eu de petit cadeau.
PAILLOUX: -— Pour Accepter ‘un one serait exagéré | FRÉSSENOY. — Il y a euun Be plus au | | porto. i PaILLOUX. — Comment tu aurais...
FRESSENOY. — Parfaitement !
PAILLOUX. — Comme ça, tout de suite ! || FRESSENOY. — Non, la seconde fois !
PAILLOUX. — Tu es retourné à Grenobli|
FRESSENOY. — Cinq jours après et avant- 1] encore |! | PAILLOUX. — Je me rappelle, c’est gray] FRESSENOY. — C'est assez grave |
PAILLOUXx. — Eh bien ! tu dois savoir qui \\ est maintenant. | | FRESSENOY. — Je ne connais que se fl nom : Jacqueline ! |
PAILLOUX. — Enfin, la chose s’est, pasiil chez elle ? | 1
FRESSENOY. — Non, aux environs de CR noble.
PAILLOUX. — Donc elle est tenue à un «fi tain décorum ! |
FRESSENOY. — Probable |!
PAILLOUX, — Femme mariée, peut-êtr|
FRESSENOY. — Je ne crois pas. |
PAILLOUX. — Tu m ‘intrigues, tu m lintrig à énormément. oi |
RESSENOY. — Parbleu ! an PaILLoux. — Etaulit? | FRESSENOY. “IHOUe de D PAILLOUX. — Elle t'aime ESSENOY. — Je crois.
ILLOUX. — Et toi ? RES ESSENOY, -— Elle ne me déplaît pas...
ai pour elle — comment te dirais-je.…. — orte de reconnaissance infinie
… 4: ai vingt ans, mon vieux, comme ‘ut !
AXLLOUX. — Je eo
J'en
ATLLOUX. — Et ee in ae rien de toi ?
FRESSENOY. — Rien, pas même le lieu a. ma D Si, mon petit nom : Pierre, dont
jt; c’est entantin !
RESSENOY. —— Aucune vénalité en tout cas,
— Et vous FÉevez vous revoir ?
D — Dans trois jours !
PAILLOUX. — Et où te mène cette aventure ?
FRESSENOY. — Nulle part. Distraction te c'est tout F :
D — ! je COUTS... Attani au a et s'arrétant brusquement, à Paiïoux.) Lpar exemple... C'est'elle ! a
AILLOUX. — Qui elle ?
SHENOY, -—, La petite, parbleu Jac- ELOUX, — Mais elle est avec deux jeunes
ns dangereux PAICLOUX. -— Seuve-toi, elle va te voir !
. Dans un hôtel où
ESSENOY.. — Elle m'a vi... Elle m'a vu...
zux.) Ça y est, elle lâche ses gigolos !
LLOUX. — C’est idiot, c’est idiot !
SSENOY. — Quoi, si quelqu’ un vient, tu que c “est ta bonne amie !
PAILLOUX. — Personne ne croira jamais ca!
acqueline ct
En voilà une sur-
QUELINE. — Bonjour...
j Je suis bien con-
Si je m'attendais.
de m'a- j
le chant du
. longtemps que je ne l’ai pas vu...
ESSENOY. — ie qu aile trouvait que
AILLOUX. — Et Piépié c’est pas flatteur !
. (Elle aperçoit Pailloux qui a suivi et
PÉPÉ ee a .
ue L { \
mon vieil ami Pailloux, que vous présente,
il est au courant de tout !
JACQUELINE, lui servant lamain. À cmt monsieur Pailloux, de faire votre connaissance. Puisqu’ il est au courant, on se tutoie..
FRESSENOY. — Bien sûr !
JACQUELINE. — Et on s'embrasse |!
FRESSENOY. — C’est forcé ! à
JACQUELINE. —— Pépé.. mon POS Pépé;:.
(Baïisers.)
PAILLOUX. — Ça recommence... Connaissez-
vous rien de plus idiot que la situation d’un
monsieur qui se brosse le ventre, pendant que les autres consomment ?
JACQUELINE, à Pailloux. — Je vous demande he mais ç’a été plus fort que moi, il y à trois jours.
et puis je m'attendais si peu Le
FRESSENOY. — Maïs les jeunes gens qui t'accompagnent !
JACQUELINE. — Aucune importance, des gigolos de Grenoble. Alors... :
FRESSENOY. — Tout de même...
JACQUELINE. — Fu ne vas pas croire.
FRESSENOY. — Avec les femmes je ne crois que ce qu’elles me disent. À PAILLOUX. — C'est prudent !
JACQUELINE. — Comment, mon chéri, tu
t'imagines que moi avec ces petits crétins.
. Et puis, tiens, j'aime mieux te dire Ia vérité.
PAIELOUX. — Les mensonges vont commencer.
JACQUELINE. — Dites donc, vous, je vous grifferai, vous savez... J’ai menti tout è à Pheure..
PaïrLLoUx. — Na |
Jacouerine. — Tout à 1’ heure, pas mainte-
nant, quand : l'ai fait celle qui était surprise de té trouver.icl.. Jé\suis venue expres pour te