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at | Que vais-je devenir? Que vais-je devenir? ‘îge que vous allez devenir? d'atteurs, qu im 1e sais bien, allez, que ça vous est égal. Ce | vous serait. égal aussi que je sois morte. Je
ne suis rien pour Vous... pa mème tant “il | do ses pantoufles. : ni
tant que ces pantoufles. Je ne pensais pas no
Î moment après leur dé-
utes ses forces. — Les En Les voir... Prenez-
verre de champagne? SUR
meur. — Allons, ça vous est venu peu à peu
cette garden party, c’est bien naturel. Mais maintenant, tout cela est passé. (Il lui {a-
crispe.) Plus rien qui doive vous embêter.
et s'éloigne de lui, en allant jusqu’à la ban» À
se cachant la figure.) Mon Dieu, mon Dieut “eu nt tenant |
6 | cette irritation est purement subjective. dal est : un peu ner- ce | | 4 ignorante.
ee isunetteent, elle lui lance se
ongles au visage)
feu
Hamon, lui saisissant les poignets. —
in
‘is Vous feriez çal.… Rentrez les grifres, vilain aa . chat! Comment osez-vous vous mettre en e colère comme ça devant moi? Allons, asfi seyez-vous et restez tranquille. ( la pose rudement dans le fauteuil.)
Lisa, écrasée par une force supérieure. Fat : ds
Hamon. — Comment diable le saurais,
porte ce que vous devenez? | Lisa. — Oui, ça vous est égal, à vous! Je
Es
HAMoN, d’une voix de tonnerre. ae - Autant po ii
| que ces pantoufles.
LisA, avec une soumission ARTE — Au- he
que cela avait encore de l'importance main- U tenant. (Une pause. Elisa est désespérée a, * écrasée.) Hi
HAMON, un peu mal à l'aise. De son ton le fi Pa
plus hautain. — Pourquoi m’avez-vous atta- ‘ae qué ainsi? Est-ce que vous avez à vous plaine ne dre de la façon dont vous Êtes traitée ici?
Lisa. — Non. dl io |
HAMON. — Qüelqu’un s est-il net conduR | AE à votre égard! Le colonel Latour? Mme ri Poire? Un des serviteurs? ed a Lisa. — Non. ue, DU HAMoN. — Je suis rue de vous l'entendre dire. (Autre pause. Il modère son ton.) Peut-être êtes-vous fatiguée, après la ji tension de cette journée? Voulez-vous un
Lisa, — Non. (Nouvelle pause, puis elle se souvient des bonnes manières et ajoute.) il Merci... |
Hamon, redevenu presque de bonne Bu
ces derniers iours. Vous étiez inquiète de
pote l'épaule avec bienveillance. Elle se
Lisa, — Non Plus rien qui doive vous embêter, vous. (Elle se lève avec brusquerie
quette du piano sur laquelle elle s’assied en
Que je voudrais être morte!
HAMON, la suivant des yeux, et es.
dans sa surprise. — Mais pourquoi?... Pour- pi quoi, bon Dieu? (I va à elle et lui parle raison.) Voyons, Elisa, écoutez-moi. Toute
LisA. — Je ne comprends DEL Je suis Ho.
Ver:
net me Cest purement imaginaire, De di. et Pabattement, voilà tout. Personne ne vous
ÿait mal. Tout va bien... Allez-vous coucher
ta o est enfin fini! »
si pas contente aussi que tout soit fini? Vous
+oilà libre maintenant, et vous pouvez faire
ce que vous voulez.
Lisa, se redressant, désespérée. — Mais à
| | quoi suis-je bonne? à quoi m’avez-vous laissée bonne? Où ue Que faire? Que
devenir? | Hamon, éclairé, mais nullement lhpres.
sionné. — Ah! c’est ça qui vous embête? (47 enfonce ses mains dans ses poches ei se met
. 4 marcher dans la chambre en faisant son-
ner son argent et ses clefs, comme si, par pure bonté, il condescendait à traiter un su- jet aussi trivial.) A votre place, je ne m’em- barrasserais pas pour si peu. Vous n’auriez bas beaucoup de difficulté à vous établir
quelque part, mais je ne m'étais pas figuré
“que vous voudriez vous en aller. (Elle lui jette un regara rapide. Il ne la regarde pas mais
il examine un plateau chargé de fruits et
décide qu’il va manger une pomme.) Vous
pourriez vous marier. (ZI mord un gros mor-
seau de pomme et le mastique bruyamment.) Tous les hommes, voyez-vous, ne sont pas
de vieux célibataires endurcis comme le co-
lonel et moi. La plupart sont de l’espèce qui se marie. Les pauvres diablesl!.. Vous n’êtes
pas laide. C’est un vrai plaisir que de vous
regarder parfois. pas maintenant, bien sûr,
parce que vous pleurez et que vous êtes
laide comme les sept péchés capitaux. Mais quand vous êtes bien et tout à fait vous-
même, je peux dire que vous êtes attrayante.
Je parle, bien entendu, au point de vue des gens qui veulent se marier, vous comprenez... Et maintenant, allez-vous coucher et reposez-vous bien; puis, demain matin, vous vous lèverez, vous vous regarderez dans un miroir et vous verrez que vous n'êtes pas si dépourvue de valeur que vous le dites.
(Elisa le regarde de nouveau, sans mot dire, et ne bouge pas. Ce regard est complètement
perdu pour Hamon. Il mange sa pomme avec
ane expression réveuse de PORT car elle
est très bonne.)
HaMoN, une idée lumineuse lui venant à lesprit. — Je suis sûr que ma mère saura vous dénicher ur garçon qui fera très bien votre affaire.
LisA. — Autrefois, j'étais au-dessus de ça.
FHAMON. -— Que Pr dire?
LisA, — Je vendais des fleurs. Je ne me
vendais pas moi-même. Mais maintenant,
vous avez fait de moi une femme du monde,
dre. Obtr pourquoi ne m d'AVEZN sée où vous m'avez trouvée?
comme une fille raisonnable et ça passera en dormant. Pleurez un peu, ie VOUS re- |. mettra. do
Lisa. — Je vous ai entendu, € Dieu mercil
|oripeaux que sie avez es Le Avec les bijoux, ça n’ira pas loin d cents louis. Mais id il 4 a six
| SÉEUL
au colonel Latour?
savoir si quelque chose m appartient
fiche? Quel besoin avez-vous de
sée d’être une voleuse,
qu'une fille du peuple ignorante, et
maines avec votre eu mor de vente. Vous n’aurez pas b
| ser ce garçon si vous ne l’aimez pas.
Hamon. — Eh bien, voyons n'êtes-vous
His ni qe Te alors? “
Lisa, — Vos a te \ HAMON. — Ah! oui, c’est vrai. Et les avez jetées. (IL les ramasse et va 0!
quand elle se lève et lui adresse la DA" Lisa. — Avant pis vous ne parti ez, mo
HAMON, laissant tomber ses ; pantoufles le palier tant il est surpris par cette D lation de < monsieur >». — Hein? De quo Lisa. — Mes vêtements sont-ils à: moi
HAMON, rentrant Din la chambre. - | diable Latour en ferait-? Fo
Luisa, — I pourrait en avoir besoin po la prochaine fille que vous ramassere VOS expériences. Mais en tout cas, je dési
vêtements ont été brûlés. ï HAMoN. — Mais qu'est-ce que ça: eut vo inquiéter au milieu de la nuit? ne .
Lisa. — Je veux savoir ce que je pet porter avec moi, Je ne veux pas être
HaAMON, blessé. — Une una.
n’auriex jamais dû dire cela, Elisa.
prouve un manque de sentiment.
Lisa. — Je le regrette, mais je ne S a ma position, je dois être prudente. Ent ceux comme vous et ceux comme moi, il peut pas y avoir de sentiment... Vouie V s’il vous plaît, me dire ce qui m’appart et ce qui ne m'’appartient pas. RS
HaMmoON, très ponvernse an Vous
Ne avec ses mains pps pasi
or me suis mis en 1 colère, chose ie ne ; m'est encore presque jamais arrivée... de. oi | préfère ne rien dire de plus ce soir. Je vais. me coucher.
Lisa, continuant à onde — Vous tete
mieux de laisser un mot pour Mme Poire aù sujet de votre café, car ce n’est pas où qu.
le Iui dirai HAMON, nettement. — De diable, Mme
| Poirel… Au diable le cafél. Au diable ms
folie d’avoir gaspillé mon savoir et mon in
telligence pour une bécasse de ruisseau sans
cœur! (/l sort avec une attitude imposante qu’il gâte malheureusement en claquant la
porte avec colère, — Elisa sourit pour la
première fois, puis se met à genoux sur la ns du FoUeE pere te sa bague)
La FEMME DE CHaMeRE.
Ponte et le colonel Latour, madame.
. . Mme Hamon. — Bien, faites-les entrer.
LA FEMME DE CHAMBRE. — Ils sont en train
a) de téléphoner, madame. Ils téléphonent à la police, je crois... M. Henry est dans un état! Jai cru qu’il valait mieux avertir madame.
fs
Mme Hamon. — Si vous m’aviez dit que M. Henry n’était pas dans un état d’agitation, c’eût été bien plus surprenant, Ditesieur d’entrer quand ils auront fini de téléphoner à la police. Il a ss duslque chose, sans doute.
LA FEMME DE CHAMBRE. — . Oui, malins,
APS NÈme HAMoN. — Prévenez Mlle Colombe
Ana que M. Henry et le colonel sont ici, mais
te priez-la de ne pas venir avant que je ne l’envoie chercher.
La FEMME DE CHAMBRE. — Oui, madame.
{Hamon entre vivement. Il est comme l’a dit à je la femme de chambre, Aus un grand état agitation.) Hamon. — Dites done: maman, quelle saie sale histoire!