‹ PépéChapitre 165 sur 167 · PARA · texte numérisé non relu

PARA

qui vous a dit ça, sine

(IL prend son : chapeau et se dirige vers ue oo : rabattu. - — Je D 'acce]

porte.) LaTour, s'approchant d'Elisa tout en se dirigeant vers la porte. — Avant que je m‘en aille, Elisa, RAIDE us et revenez avec nous.

Lisa, — je ne crois pas que papa me le permettrait. Qu en dis-tu papa?

CoLoMBE, avec une douce mélancolie. — Is t’ont refaite avec beaucoup d'adresse, ces deux sportsmen.…. Ah, si y en avait eu qu’un, t’aurais pu le tenir. Mais y en avait deux, et l’un chaperonnaït l’autre comme qui dirait. (A Latour.) C'était très habile colonel, mais je suis sans rancune, j’aurais ben fait comme vous... Toute ma vie, j’ai été victime des femmes, l’une après l’autre...

Ah! c’que j'vous envie, vous deux, d’avoir eu l’dessus sur Elisa. J’veux pas m'en méler... Mais dites na colonel, il est temps que nous filions.. A t’t à l’heure, Henry...

Je te retrouverai à l’église, Elisa. (ZI sort)

LATOUR, d’un ton calin. — Vous resterez avec nous, n'est-ce pas, Elisa? (Il suit Colombe.)

(Hamon se lève. Elisa le regarde, puis elle

détourne la têle et sort sur le balcon. Il va

l'y rejoindre. Immédiatement, elle s'éloigne, disparaît de la vue, réapparaît à la fenêtre voisine, et veut quitter la chambre, quand il passe vivement à côté d’elle et va se pie cér le dos à la porte.)

HAMoN. — Eh bien, Elisa, vous vous êtes un peu payée de retour, comme vous dites!

En avez-vous assez et voulez-vous être rai-

sonnable. Ou bien, er voulez-vous encore Lisa. — Vous tenez uniquement à ce que je revienne pour que je ramasse vos pan-.

toufles, que je supporte vos colères, que

j'aille chercher et que je rapporte pour vous.

HAMON. — Mais je : n’ai rullement dit que je voulais que vous reveniez.

Lisa. — Ah! Vraiment! Alors, de duo parlons-nous ?

HaAMoN. — De vous, pas ‘ moi. Si vous revenez, je continuerai à vous traiter exactement comme je vous ai toujours traitée, Je ne peux pas changer ma nature, et je n’ai pas l'intention de changer mes manières.

Mes manières sont absolument les mêmes que celles du colonel Latour. doi

LisA. — Ce n’est pas vrai! Il traite une marchande de fleurs comme si c'était une duchesse.

HAMON. — Et moi, je traite une duchesse comme si c’était une marchande de fleurs.

Lisa. — Oui, le même traitement pour. .

fout le monde!

HAMoN. — Parfaitement!

Lisa. — Comme papa, alors. (Elle se détourne posément et va s'asseoir sur le eanapé.)

nières vis-à-vis de toutes les

| de moi. ve

PY GMALION .

Han Je. sui

ee sera tout à fait chez ia Pr | situations auxquelles peut lappAe

ce n’est pas d'avoir de bonnes :

vaises manières, c’est d’avoir les

maines. RE un mot, da faut se

en vaut une ue : re Lisa. — Amen... Vous êtes : un 2 prèche 1 né... nr.

HAMON, irrité. — La de n° est savoir si je vous traite grossièrement, si vous m'avez jamais entendu nr qu’un autrement. LisA, avec une sincérité soudaine.

m'importe comment vous me t , m'importe que vous disiez des in.

m'importe d’avoir un œil au beurr J’en ai déjà eu... mais... ant .

chemin, car je ne veux pas m d'arrêter P vous. Vous parlez de moi comme : s 1 ré un autobus. en

Lisa. — Mais oui, vous en êtes À un bus : tout en bonds et en cahots, san sidération pr qui que ce see Ma

HAMON. — Menteuse!

te ) is Hot

HAMON. — Dans Votre. ‘énitne ui mensurablement étroit, vous ne vous jamais demandé Si, moi, je pouvais me?

ser de vous. .

Lisa, sérieusement, — | Nessayez pa m’emberlificoter.…. Vous vous moi.

, pas talre) mari ces sentiments

ù ois ne Das nr vous oujours, à la dernière minute, ie Et vous ne Jui êtes de

- Des principes commerciaux, omme ue on vend des vio-

LA dèr en Hechon: Vous parce qu’en cherchant mes ù trouvant mes lunettes, vous s ie un cui sur moi.

e bonne FAR car vous n de plus. Vous tirez mille fois ae ne de vous. Si vous

ui Apporter des s pantoufics, la porte au nez, comme à

vai :

quoi D P'avez-vous faite, cette

peur: de causer ‘de Ji eesr créer. des en-

qu on tue les gens ennuyeux.

Lisa. — Je ne suis pas-un prêcheur, moi;

marcher avec impatience. — Elisa, vous n’êtes qu’une imbécile! Je gaspille les tré-

sors de mor esprit en les étalant devant VOUS. Une fois pour toutes, vous entendez, comprenez que je vais mon chemin et que je

fais mon œuvre sans me soucier pour deux sous de ce qui arrive à l’un de nous... Je ne suis pas intimidé, moi, comme votre père et

votre belle-mère. Aussi, revenez ou allez au diable, comme il vous plaira, mo Je m'en

fiche!

Lisa. —— Pourquoi reviendrai-je? | Hamon, bondissant à genoux sur le canapé et se penchant par-dessus pour lui

parler. — Pour s'amuser! C’est pour cela

que je vous ai prise.

Lisa, détournant le visage. — Et demain, vous me jetterez dehors si je ne fais pas tout ce que vous voulez.

HAMON. —— Ouil Et demain, vous, vous pourrez ficher votre camp si, moi, je ne

fais pas tout ce que vous voulez.

Lisa. — Pour m'en aller vivre avec ma belle-mère, n’est-ce pas?

Hamon. — Oui, ou pour aller vendre des fleurs.

nu n ay. a qu’ une dune Péchapues.

aux ennuis, c’est de tuer les créatures! Les ne remarquez-le, crient toujours OUR \

aus je ne remarque pas ces choses-là. Mais je remarque que vous ne me remarquez pes. ‘ Hamon, se lève brusquement et se met à

LisA. — Ah! Si seulement je pouvais re-

tourner à mon panier de fleurs! Au moins, je serais indépendante de vous deux, de

mon père, du monde entier! Pourquoi indépendance?

Pourquoi y ai-je renoncé? Je suis une es- clave, maintenant, c’est le prie de mes Dean

m’avez-vous pris mon

vêtements. %

Hamon, — Si vous voulez, je vous a |

terai : vous serez ma fille. Mais au fait,

peut-être DÉSASESA eu vous. marier avec

Latour?

LisA, se bn dnt pour regarder d'un

air farouche. — Je ne voudrais même pas vous épouser, vous si vous me le deman-

diez!l… Vous entendez? et pourtant vous

êtes plus près de mon âge que ce qu’il est.

HaAMoN. — Qu’il ne l’est, et non pas € que

ce qu’il est ».

LisA, perdant patience et se levant. — de

m'en moque. Je parlerai comme je veux...

Vous n’êtes plus mon professeur.

HAMoON, d’un air réfléchi. — Je ne pense

pas que Latour y consente, d’ailleurs.

Lisa. — Maïs ce n’est pas ça que je veux!

Et n’allez pas croire que ce le soit! J’ai tou-

jours eu assez de garçons à courir après moi Fred de Jolimont m’écrit deux ou

trois ge par jour, des pages et des per

ITU M 1,

une vulgaire

recule et s'assied sur ses talons.) Un

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