‹ PépéChapitre 20 sur 167 · SCÈNE II JACQUELINE, FRESSENOY · texte numérisé non relu

SCÈNE II JACQUELINE, FRESSENOY

Un temps, Fressenoy écoute, puis se penche vivement vers Jacqueline pour l’embrasser.

JACQUELINE, le repoussant doucement. — Non, voyons...

FRESSENOY. — Donne-moi ta bouche, Jacqueline.

JACQUELINE, même jeu. — Mais non...

FRESSENOY. — Pourquoi ?

JACQUELINE. — Solange peut rentrer...

Assieds-toi (à... (17 se rapproche.) ou je m'en vais. | : is

FRESSENOY. — Non, reste !

JACQUELINE. — Tu es fou !

FRESSENOY, eralié. — Eh bien, oui, je deviens fou... Tu ne sais pas ce que c’est que ce supplice de Tantale.….

JACQUELINE. — Calme-toi !

FRESSENOY. — Jamais nous ne pouvons nous trouver seuls... On dirait que tu le fais exprès.

JACQUELINE. — Alors, ça ne te gêne pas ?

FRESSENOY. — Quoi ?

JACQUELINE. — Cette situation !

FRESSENOY. — Ce n’est pas moi qui l'ai provoquée. |

JACQUELINE. a Ni. moi... Je ne suis pas à mon aise.

FRESSENOY. = Ont ue scrupules !

JACQUELINE. — Je suis l’amie de ta femme maintenant et je ne veux pas la tromper.

FRESSENOY. — Depuis deux mois, il n’y a

pas eu ça entre nous... Les premiers temps, tu me laissais encore prendre un baiser par- -C1 par-là, à la dérobée..…. maintenant, plus rien !

JACQUELINE. — Tu peux m'embrasser devant Solange tant que tu veux !

FRESSENOY. — Oui, baiser de père, merci !.….

Et ça va continuer ?.….

JACQUELINE. — Dame !

FRESSENOY. — C'est à dessein que je t'ai fait donner une chambre au bout de l'appartement.

loi — Ici, oh jamais !

FRESSENOY., — Eh bien, dehors !

JACQUELINE. — Oh ! voyons. Solange ne me quitte pas de la journée.

FRESSENOY, — Oh! si tu voulais!

elle Mais toi,

un appartement. .

laissé goûter les joies du foyer paternel et 4

LA FEMME DE CHAMBRE Qui ie |

# BYE SLR FA ; “A ES x ‘ 24 AT.

JACQUELINE. Pas, tant que j'habite

sous son toit.

.. FRESSENOY. — D'où vient cette Sra0l passion pour Solange ? : E | JACQUELINE. — Parce qu’elle est charmante - Tu ne le savais pas 22 = A FRESSENOY. — vit as raison après tout,

vaut mieux que tu t'en ailles ; je vais te prend] JACQUELINE. — Ah! tu nn les appail tements comme ça, toi ! Et, allez donc, tu 2 | de la chance. | FRESSENOY. — Oh | meublé, il y en à.

JACQUELINE. — Et que pensera Solange ?.

Tu t'imagines qu’elle trouvera naturel que il laisses ta fille seule, subitement, après lui avo|

éveilleras ses soupçons. Eh bien, moi, je nl veux pas, je tiens à son estime, je mourrais d| honte si jamais elle apprenait… et Ça var] mieux pour toi, tu sais, je t'en pee 7 1

FRESSENOY. “An ! A4

JACQUELINE. — Tu as tout intérêt à ce que "el | te croie toujours un bon petit mari fidèle... FRESSENOY. — Vraiment !.. Est-ce que. Le |

(Entre Solange.) da

Page 1