SCÈNE XVII
Les MÊMES, FRESSENOY
PaiLLoux. —- Ah ! voilà M. Fressenoy, vous allez pouvoir conclure... (17 va pour lui parler bas.) Attention! le type... (À ce moment, Mme Jeannerot s'interpose et va serrer la main à Fressenoy.) -
MME JEANNEROT. — Bonjour !
FRESSENOY. — Je ne vous savais pas ici.
MME JEANNEROT. — Il y à bien d’autres choses que vous ignorez. “
(Pailloux, voyant qu il ne peut approcher Phscho qui ne quitte pas Mme Jeannerot, essaye de lui faire de la pantomime derrière son
No
La
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dos, en désignant le monsieur, pendant les répliques suivantes, mais Mme Jeannerot ne le perd pas de l'œil.)
LE MonsrEur. — Monsieur, je suis ravi de vous avoir attendu ; j'ai vu la voiture, elle me plaît. mu
. FRESSENOY. — Oh! elle n’a presque pas roulé. = ; . MME JEANNEROT. -— Tout le monde ne peut
pas en dire autant.
LE MoxsIEur. — Oh ! je ne discute pas sur
le prix. Tout ce que je demande, c’est de savoir
si elle gravit aisément les côtes très dures. FRESSENOY. — (Certainement, monsieur ; d’ailleurs, nous ferons un essai ensemble, comme il est d'usage. demain, par exemple... j'irai vous prendre à votre hôtel...
LE MonSiEUR. — Le Grand-Hôtel..….
demanderez M. Largentière, de Grenoble.
FRESSENOY, qui note. — Entendu !
(Signes télégraphiques énergiques de Pailloux qui fait : non, non, non !) LE Monsieur. — Nous sommes d'accord !
FRESSENOY. — Nous sommes d'accord...
(IT interprète les signes de dénégation de Pailloux au point de vue de la solvabilité.) Vous savez, monsieur, que la vente a lieu au comptant !
LE MONSIEUR. — Sans doute portefeuille.) Je réglerai aussitôt lessai qui me
Vous
donnera toute satisfaction, j’en suis sûr, et je
veux même dès maintenant vous verser un acompte de trois mille francs, par exemple, qui me donnera option sur l'affaire.
FRESSENOY. — Fort bien, monsieur, je vais préparer un reçu... (1[l dégage pour gagner son
bureau.)
PAILLOUX, qui profite du mouvement pour approcher, bas et vite. — C'est le vieux de la pétite..:
FRESSENOY, qui ne comprend pas. — Le vieux de la petite. +
PAILLOUX. — Le monsieur de Grenoble...
Jacqueline...
FRESSENOY, éeyvifié. — Oh !
MME JEANNEROT, elle avait Sonné sans qu'on S'en aperçoive, la femme de chambre paraît ; elle lui dii iout bas.) — Priez Mlle Jacqueline de venir... |
(La femme de chambre disparaît.)
FRESSENOY, 7evenant vers le monsieur. — Eh bien ! toute réflexion faite, monsieur, je ne vends plus ma voiture.
LE MONSIEUR. — Comment, monsieur, nous étions d'accord !
FRESSENOY. — Nous ne le sommes plus.
LE MONSIEUR. -— Vous en désirez davantage ?
FRESSENOY. — Non, je ne vends plus, voilà tout... Dans ces conditions, je crois qu’il est
inutile de prolonger notre entretien.
LE MonsIEUR, se levant. — Évidemment.
Vous me permettrez cependant de trouver étrange.
FRESSENOY. — Oh ! ce changement de décision ne vous concerne en rien ; je voulais en
d’une jeune personne qui habitait Grenoblif
(IE sort un
vie!
le
AMEN TT TEUT LL Dee CT EN CNE T2
acheter une plus forte, j'hésite tout à cou ’ devant la dépense. :
LE MONSIEUR. — Ah ! oui, les affaires son \ dures en ce moment... enfin, je regrette... A revoir, monsieur... (1} est près de la porte.) FRESSENOY. — Au revoir, monsieur.
MME JEANNEROT, qui a tout suivi. — Je voill que monsieur s’en va sur une grosse déception |! vous pourriez au moins lui ee un petil service.
FRESSENOY, PR — Je ne vois pa| ae it
rien. Imaginez-vous qu il est sans oc
et qui a disparu subitement. SR 1 LE MONSIEUR, revenant. — Comment, mon sieur, vous sauriez... Je m'y intéressais énot| méêment, - J'étais l’ami intime de son père. Sf vous saviez quelque chose, je vous en prie ! | FRESSENOY. — Mais comment voulez-voull que je sache, monsieur ?.. (17 Je repousse ver la porte.) . :
MME JEANNEROT. — Vous, sans doute, mail j'ai vu tout à l'heure une jeune fille qui est dil] Grenoble ; elle pourrait donner des renseigne ments précieux.
LE MONSIEUR, illuminé. — Certainement | FRESSENOY. — Oh ! elle est sortie jusqu’ Ce-soir.
(Paraissent Jacqueline et Solange