SCÈNE XVIII
Les MÊmes, JACQUELINE, SOLANGE
JACQUELINE. — Vous m'avez fait demander ||
LE MONSIEUR, la reconnaissant. — Oh ! c’esil elle, Jacqueline... Te voilà, Jacqueline, pee | retrouvée |
MME JEANNEROT, à pari. — Grâce à moi.
(Haut, au monsieur.) Alors, vous avez un doublé bonheur, car vous retrouvez du même coufl] votre ami intime... (Montrant Fressenoy) lé père de Jacqueline. |
LE MONSIEUR. — Son père !... Jamais de la!
Il est mort depuis sept ans. |
SOLANGE. — Que veut dire tout ceci ?
.-MME JEANNEROT. — C'est assez clair.
JACQUELINE, au monsieur. —— ÂÀiïinsi, avez osé venir me relancer jusqu'ici.
LE MONSIEUR. — Mais... me
JACQUELINE. — Et vous m'obligez ainsi à!
dévoiler pour ma honte ce que j'aurais voulu tenir toujours caché...
LE MONSIEUR. — Voyons! Jacqueline.
JACQUELINE. — Oui, monsieur était l’amil intime de mon père, Jérôme Tinchant, he | et il en a profité pour faire de moi sa maîtresse par un viol.
LE MONSIEUR. — Oh ! moi, Tac t
JACQUELINE. —— Taisez-vous.…. (Pleurant. X| Ce sont des choses épouvantables, qu'on n'ose-1 rait pas croire même si on les voyait au cinéma
vous!
ee ou
‘aisez- vous. Heureusement, Jacqueline, que O1 aussi J ‘avais connue toute petite, m'a renntré, m'a conté son calvaire, et j'ai pu l’archer à vos. étreintes libidineuses.
LE Monsieur. —— Et de quel droit, monsieur, tes-vous intervenu ?
FRESSENOY. — De quel droit
Vous me
éjà... Ignorez-vous, monsieur, qu'à côté du re devant la loi, il y a le père devant Dieu ? Vous avez compris, n'est-ce pas ?.. Je suis le : ère devant Dieu.
PatLLOUX, entre ses denis.
Dieu qui dira le contraire.
FRESSENOY. —— Jérôme Tinchant était pour tous le père de Jacqueline, mais Mme Tinchant et moi étions seuls à savoir que cet enfant était e fruit de notre chair... Tous deux ne sont Lie lai repris mon bien, voilà |
— Ce nest pas
De