FAJOLLE, SEUL, PUIS ARMANDE
— Mademoiselle Pouche !..
D'ARMANDE. — On n entre. pas |!
AJOLLE, — Ça ne fait rien !
D'ARMANDE. — Je me déshabilie !:
AJOLLE. — Passez un peignoir et veai à vous parler... tout de suite!
| — Bon, je viens |
ft, — Eh Hi quoi pe FAJOLLE, saisi, — Ah ! qu'elle est jolie !
NDE. — Qui ça ? La marquise ?.. Vous ‘au Casino ? Vous l'avez vue ?
JOLLE, soudain, avec Ho —— tes
JOLLE, courant frapper à la porte d'Ar-.
Les MÊMES,
. 2 Non. Re a La, FaJ OLLE. — Mademoiselle Pouche, | croyez-vous aux illuminations, aux révéla.
tions subites, aux brusques. éveils du. moi » ?.
ARMANDE, — Quel moi ?
La FAJOELE. — Le moi cu vient 4e parler au fond de moit ARMANDE. — Et qu est-ce qu’ ii vous à dit ?. La FAJOLLE. — I m'a dit que j'étais un serin ! ARMANDE. — Ah... C’est ça la révélation > LA FAJOLLE, avec feu. — Oui! oui, un serin de n'avoir pas compris plus tôt ! Pouche, c'est vous, vous seule que j'aime !
| ARMANDE, séupéfaite. — Oh! par exemple |... LA FAJOLLE. — Exaucez-moi, partons tous
deux, pour toute la vie! Filons... oui, filons
l'amour éternel dans un de ces grands palais d'or vert et de marbre rose, sous les cieux azurés de Venise la belle.
courront la lagune, dans le silence religieux des
gondoles: à pétrole, le guide leur dira : « Us se sont aimés là !... »
ARMANDE. — Mais vous êtes poète |
LA FAJOLLE, fombant à genoux. — Ah!
Poucha. mial Ponchinetta !.. (Piédagne pa-
ral au ford.) SCÈNE XII
PIÉDAGNE,
PIÉDAGNE, chantant, discvet, sur l'air de «la
Vie Parisienne » :. |
+ Fermons les yeux, fermons les yeux,
« Ne gênons pas les amoureux !... »
LA FAjOLLE, furieux, à part. — Allons bon | Ça marchait si bien |
PIÉDAGNE. — Excusez-moi, de vous interrompre...
ARMANDE, vivement.
monsieur Piédagne !.…
PIÉDAGNE, la regardani, on — Cristi, qu’elle est ensorcelante:l: (4 La Fajolle.) Ab! mon gaillard, je savais bien que vous vous rattrapiez tous deux quand vous êtes seuls |
LA FAjoLLE, la léle ailleurs, — Oui, oui.
oui, oui |.
PIÉDAGNE. — Enfin, il ne s'agit pas de C&
— Du tout, du. DR
Je ne sais pas ce que vous avez fait à ma
femme, vous | La FAJOLLE. — Moi ? mais...
PIÉDAGNE. — Elie est furieuse ! Elle veut
quitter Cabourg. Elle est en train de perdre
au chemin de fer des sommes catastrophiques !
LA FAJOLLE. — Et qu est-ce ae vous voulez
que i’y fasse ?
Prépacne. — Elle exige des excuses... KE aites ça pour moi, mon petit Gaston ? Allez lai dir n'importe quoi pour la calmer...
La FAJOLLE. — Mais, permettez. à
Bripier, entrant; diLa Faïjolle. -- Eh bien, tu sais, je n'ai vu personne ! — Qu'est-ce qui te.
fait rire ?
et quand, dans cent ans, dans mille ans, les voyageurs pat-
puis BRIDIER
je suis navré
refuser ça !