SCÈNE XI
FRESSEN OY, PAILLOUX
on. — Quel idiot! S
ParLLoux. — Idiot, mais joua il ne renonce pas! À
FRESSENOY. — C'est ce > qui pr ouve qu’il est idiot.
PAILLOUX. — F ressenoy, tu baisses |
FRESSENOY. — Comment, je baisse ! |
PalLLoUx. — Tu n’es plus Fressenoy, quoi !
Tu tournes au mari, au bon mari qui a confiance. Tu as trois ans de ménage, d’un bonheur écœurant par sa monotonie, tu t’'embourgeoises, tu engraisses, tu as l'air d’avoir pris ta retraite... tu te laisses dire des choses humiliantes par ta belle-mère... toi, Fressenoy, engueuié par une femme, avez qui tu n’as même pas couché...
Fressenoy, tu es foutu ! = FRESSENOY. — Cause toujours. e Le ParzLoux. — Tu comprends, c’est que je suis
intéressé à la chose, j'étais ton inséparable..
oh ! ton reflet seulement... ta lune...
FRESSENOY. — N on, tu vas trop loin, 2 n es pas comme la lune ! cn Parzcoux. — Merci ! de FRESSENOY. — Tout ce que tu dis ja, Îe l'ai déjà pensé ! | - © ParLLoux. — Ah e FRESSENOY. — J'ai eu peur, et j ‘a1 toujours peur... Le petit imbécile a lâché tout à l'heure le mot qui me hante.
ParLLoux. — La vieillesse !
FRESSENOY. — Oui !
PaiLLoux. — Oh ! j'ai bien vu.
FRESSENOY. — Je vis sous la perpétuelle terreur de ça... et encore, être vieux, ce n’est Hen > | à a 4
ParzLoux. — Bah !.
FRESSENOY. — Ce qui est terrible, c'est de ne plus être jeune... tu saisis la différence ?
PaiLLoux. — Elle est énorme ! ;
FRESSENOY. — Vois-tu, le; jour où on ne lit plus dans l’œil d'u une femme qu’on regarde d’une certaine façon, que quelque chose en elle répond à votre désir, que des forces obscures
l’attirent vers vous, ce jour-là, on est un homme :
cuit.
PaILLOUX. — Et quand « on est cuit, on n est plus cru... par les femmes.
voici les
LE No D'HOTEL, entrant.
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