‹ PépinièresChapitre 29 sur 62 · VI. — Éducation des planta · texte numérisé non relu

VI. — Éducation des planta

Nous avons à envisager ici les plants sous deux conditions différentes, selon qu'ils proviennent de graines stratifiées ou de graines directement semées, soit en pleine terre, soit en pots ou en terrines. Il ne faudra pas attendre trop longtemps pour repiquer les plants provenant de graines stratifiées. Trés-rapprochés les uns des aulres, souvent même superposés, ces plants sont trés-exposés à fondre, au moins en partie. Ceux qui prendraient le dessus étoufferaient les autres et se contourneraient dans les vases, faute de la place nécessaire à leur développement. Dans cette circonstance, il y a lieu, suivant la nature des plants, de pratiquer l'opération du pwçage^ qui consiste dans la suppression de l'extrémité de la radicule. Dans quelques espèces, telles que Noyers, Marronniers, Pavias, Chênes, etc., la radicule prend beaucoup de développement; elle forme un pivot souvent nu ou portant à peine quelques petites radicelles ou chevelu. On force le jeune plant à donner du chevelu ou à se ramifier, en cassant l'extrémité radicale du pivot; on peut aussi la couper avec l'ongle du pouce et l'index. Immédiatement après, le plant est repiqué avec les doigts ou avec le plantoir dans un terrain meuble ; toute la partie blanche de la radicule doit être en-

terrée, en ne laissant hors de terre que rextrémité de la plantule, c'est-à-dire les deux cotylédons. S'ils ne sont pas suffisamment développés et qu*on craigne que le contact de l'air ou du soleil puisse les fatiguer, on le recouvre de quelques millimètres de terre et, aussitôt après, d'un léger paillis. Du reste, tous ces soins doivent être plus ou moins minutieux, selon le plus ou le moins de délicatesse et de rareté des plants. Un très-grand avantage, qui résulte de la suppression du pivot pour les arbres qui doivent être replantés, et qui, comme les espèces énumérées plus haut, émettent des pivots très-allongés sans ramifications, par conséquent privés eri grande partie de ces petites radicelles si nécessaires à la reprise au moment de la transplantation, c'est de les faire ramifier et produire du chevelu dans des parties qui, sans celte opération, en auraient été à peu près complètement privées.

Bepiqoag^e. Cette Opération se pratique ordinairement sur des plants d'un an ; elle a pour but de les aérer ^ en laissant entre eux plus d'espace qu'ils n'en avaient dans les semis ; ils acquièrent, par suite de ce repiquage, la force nécessaire pour pouvoir être plus lard livrés au commerce. Voici en quoi consiste ce travail, qui s'exécute habituellement au printemps, bien que presque toujours il puisse se faire en automne, et avec avantage. Les plants sont arrachés, puis habillés, c'est-à-dire qu'on rafraîchit les racines en en coupant l'extrémité avec la serpette ou avec tout autre instrument; puis on les repique en lignes et au plantoir. La distance à laisser entre chaque plant, ainsi qu'entre les lignes des plants repiqués, peut varier suivant leur nature ; elle est, en moyenne, de 0,15 à 0,20 entre chaque rangée. L'opération du repiquage est très-avantageuse pour l'avenir des jeunes arbres; les plants deviennent beaucoup plus trapus, ils sont mieux nourris, phis robustes, et développent aussi beaucoup plus de chevelu, ce qui en rend la reprise beaucoup plus certaine à l'époque où ils devront être transplantés.

Higolnge. On recherche et l'on obtient par Topéralion du

rigolage â peu près les mômes avanlages que ceux qui ré- 1 BuUcnt du repiquage ; la seule différence réside dans la ' iiianière d'opériT Pour le ngolage, on arrache les planis et , ODles prépare comme n-dessus; mais, au lieu de les repi- j quer a*ec le plaiiloir, on ouvre, avec la j bèclie (grav, 15) ou la houe, une tranchée i ou iigoli'dans laquelle les plants sont ran- ' ges, puis la rigole est remplie et l'on en I ouvre une autre à côlé, et ainsi de suite, jusqu'à ce que tout le plant disponible soit rigolé.

On doune le nom de Mne à toule plante qui en pol en cai se ou en pkine terie, est detliuLL â la miiltiphotion et sur la quelle on pri.nd des boutures ou de^ grefloiis lemeniL nom désigne aussi les plant a qu on multiplie pir marcoKage . ou Louchigc et clIIls dont on recuedle [ kSr,rimLs On avu [lushaut coinmeitt on doit les disposeï et qutlle place leur con- Menl II mieuf dms la pépinière nous n axons pis a j revenu nous ne les envi saj,etons qu lu point de \ue de la muitt plicjtion L i\antage qu i! j a a posséder des plan tes niért.s Lst des plus iitipoinnis il empêche d abord, ainsi que nous I ixon^ dcji fait remarquer, de perdre les espétes ou vinèlLs ((//es Silainve qu on oublie de faire l senir une ou plusnuis plantes incrts a la mulliphcation, on les retrouve l inuLC siuxantc plus garnies déjeunes bois, et, qin dédommage en partie de la perle occasioniiéB par cet oubU |

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