V. — Quel est en résumé le cHmat le plus avantageux
Ici la question est tié>-c<tni[}le\e ; car le tlréateur, qui n'a pu vouloir qu'aucune partie du globe lût dé^shéiitée de
sa part <i • Négélation, a dû créer cortaines plantes en rapport avec l<'s pays où elles devaient croître, et leur donner une organisation telle, qu'elles pussent non-seulement conserver la vie végétale, mais encore trouver tous les éléments nécessaires à leur accroissement et à leur reproduction. On pourrait conclure de ce qui précède que les climats qui viennent d'être passés en revue sont tous phis ou moins bons : mais, sans vouloir trop généraliser le sens des expressions, il est permis d'affirmer que les meilleurs climats sont en effet ceux sous lesquels on peut cultiver avec succès le plus grand nombre de végétaux utiles d'espèces différentes. Or, au point de vue de l'établissement d'une pépinière dans notre pays pour les végétaux ligneux, les meilleures conditions climalériques (à part la qualité du sol) se trouvent principalement réunies dans quelques parties du centre, du sud, du sud-est et du sud-ouest de la France. Néanmoins, si l'on se proposait d'établir une pépinière dans le but de naturaliser ou de cultiver des végétaux exotiques, on devrait choisir parmi les localités que je viens d'indiquer, comme les pins avantageuses, les parties sud et sudest de la France, paiticulièrenient situées dans les départements du Var, des Basses-Alpes, de Vaucluse, des Bouchesdu-Rhône,de rilôraull, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Toutes ces localités, indépendamment de leur position plus rapprochée de l'équateur, comparativement à la latitude du climat de Paris, joignent aux avantages d'une température plus élevée ceux du climat maritime, auquel appartient tout le bttoral français de la Méditerranée. Toutefois, si en créant une pépinière on se propose d'y cultiver un très-grand nombre de végétaux et des plus variés, on devra, de préférence, choisir dans les parties sud-ouest et même ouest de la France celles qui, avec l'avantage signalé ci-dessus d'être placées sous un climat maritime, n'ont pas, comme quelquesuns deceux-là, l'inconvénient d'être asî^ujettis soit à des vents violents, soit à une chaleur et une sécheresse excessive qui interdit complètement la culture d'une foule considérable de
végétaux qui croissent au contraire très-bien dans diverses localités, à partir de Bordeaux jusqu'à Dunkerque, grâce à ce que la température y est plus uniforme : moins froide en hiver et moins chaude en été. Le choix de l'emplacement d'une pépinière, quant au climat, doit donc être réglé d'après les exigences des végétaux appelés à y croître.