‹ Percement de l'isthme de SuezChapitre 27 sur 31 · EXTRAIT DU MONITEUR. S · texte numérisé non relu

EXTRAIT DU MONITEUR. S

Sliabon , où la vue la commifluon d'Ëgypte, qui a

retrouvé tout juste les 20 statles du rréof^raphe (rpec eutre le rivage et la ville. Mais des jetées d une lieue et demie en mer «mt-elles possible»^ ou bien est-ce un travail inexécutable? A cette question h réponse est facile: il v a cent ans. les Hollandais, moins nches qu ou ne Test aujourd'hui et moins habiles , quoique aussi courageux ^ ont âdt au Cap» dans la baie du Lion à 16 mètres de profondeur, malgré les plus affreuses tempêtes, une digue de 8,000 mètres, c est-à-dire im ouvrage quadruple au moins de celui qu'exigerait l'entrée du canal à Péluse.

Quant au port de Suez , le travail n'y serait prescjue lien comparativement ^ parce que ce port est abrité de tous les vents^ excepté de celui du sud-* est, et que les navires y tiennent fort bien la mér comme le prouve l'exemple de la Corvette-Magasin anglaise, amarrée depuis deux ans sans aucime avarie.

Que conclure de ces observations? Qu'il est possible de faire de Suez à Péluse un canal de 100 mètres, d'un tirant d'eau de 8 mètres au-dessous des basses eaux de la Méditerranée, avec parapets, chemin de balage, etc., et donnant passage aux frégates à aubes ou à hélice, aux navires de 1,000 à 1,500 tonneaux, et que ce canal, suivant la ligne droite entre les deux mers, est le seul praticable, comme il sera Tune des œuvres les plus utiles et

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les plus grandes qu'aient januûs £Edles les hommes» Au reste, ce U'acé est aussi le seul que veuille le

prince qui comniandc actuellement rÉf^ypte. Fort insutilt lui-même dans les sciences et les arts nautiques, héritier de la politique de Méhëmet-Ali, qu*il approuve en la pratiquant, il a déclaré, en dictant lui-même les termes du iii-man de concession, qui! voulait le tracé le plus court, le moins dispendieux et qui pût admettre les plus grands bâtiments. Ce n'esl pas dans le projet du canal iniLi icLir que consiste la véritable jonction des deux mers : le canal indirect coupe TËgypte et non point Tisthme; son parcours n*est pas seulement triple, mais les dépenses en sont énormes ci exécution et d'entretien, et l'existence du canal construit dans ces conditions serait toujours incertaine et précaire, tandis que le tracé direct, qui réunît tant d'avantages, na aucun de . ces inconvénients.

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