‹ Percement de l'isthme de SuezChapitre 28 sur 31 · A M. L'ÉDITEUR DU TIMES, A LOKDRES · texte numérisé non relu

A M. L'ÉDITEUR DU TIMES, A LOKDRES

Pàris, le 30 octobre 1855.

Monsieur »

Je remarque dans votre numéro du 25 de ce

mois une correspondance d'Alexandrie» sous la date

du 10, spécialement consacrée à la critique de ma

publicatioa relative au percement de Tistbme de

Suez. Cette correspondance abonde en trop d erreurs,

soit de raisonnements» soit de faits, pour qu*ilme

soit possible de la laisser passer dans le publie ^aiis

redressement.

Votre correspondant ne 8*occupe point de démon-

t ISTHME l)K SUEZ.

trer; il se borne à aiïirnier. Je résumerai d aborii ses principales affirmations :

1 i.ii j;eiRral, tout projet de jonction entre les deux mers serait impratiaihle , et spécialement ravailt^projel dressé par les iti{|éilieUrs dU vlce-roi d'I'^ypte.

2"* Le projet IVit-il praticable, il .serait sans avariiiiQes pour ic couinieri ( t la navi(j;atioii, c^ui continueraient à prendre la voie détournée du cap de Bonne-Espéhince. ^

3° Le chemin du canal HKiiitiinc de Suez fut-il préféré par les navigateurs, l'entreprise semit encore ruineuse pour les actionnaires et les capitaux qui consentiraient à s*y associer , parce que les revenus ne correspontli aient pas à la dépense, les éfaluations de ces revenus, par les ingénieui's et par moi, étant excessifs et exagérés.

4* Quoique les bénéfices doivent être nuls, votre correspondant n'en dénonce pas moins comme Lors de iiiesui*e le prélèvement de quinze t>oUI' cent réservé au gouveitieineiit é{;yptletl.

Si je ne nie trompe, la tertdance tle cette discussion, sinon le but de l'auteur dtî lu lettrtî, serait d'écarter de TopératioU le botiedUrs dés tdpitllUx bésiiâtlts m faciles à effairoucbër.

Ce résultat, lut-il (jhienu, n'entraveiait |)oiiit pour cela le succès d'une |;rande pensée. L'Europe abonde en capitalistes éclairés et avisés, qui étudient les

LËTTttË AU TiUBS. 3 questions en elles-mêmes et ne se laissèilt pas ih-

lluciiccr par les fausses al u tues des es|)rits hostiles ou préoccupés. La réunion du fonds nécessaire à la Gompa^rnie dont on ma fait i^honiieut- dè me confier la formation n*est déjà plus tin problème, et les otfres spontanées (jui nie sont des à présent transmises de toutes ies parties de TEurdpe, par Félitede ses classes intelli{][entes et finaricières, sont plus que suiii^xiatcs pour assurer la réussite de l'entreprise.

Avant d aller plus Ibin , permettez-moi d'annoncer au public eu(*opéen , et par la ttiênte occasion ù

votre correspondu lit, uti laiL qui sera la meilleure réponse à SCS objections.

Ce fait, cest la constitution et le pf*o(;hdin départ pour rÉgyple de la commissitiil sciëntificfue internationale qui , d après les instructions du vice-roi, est investie du mandat d'examiner les études préparatoires de Tavant-projet, de résdttdre tous lés pt*oblènlës de science^ d*ejtécUtion et d art que présente l'opération.

Il est Utile quë le public et votre correspondant lui-même sacbent bien comnient cette cominission a été orjjauisée.

En Autriche, M. le baron de Bruck , ministre des affaires étrangères, a été prié de désigner lui-même Tingénieur le plus capable de représenter les intérêts des ports de l Ath iaii(^ue. Le choix de ce mi-

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