‹ Père et fils, comédie en 1 acte, mêlée de coupletsChapitre 12 sur 26 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

CLEMENTINE, MATHIAS FILS,

au fond.

CLÉMENTINE, Se croyant stule. Quel cœur noble et dévoué ! comment ne pas en être touchée!., ah! c’est im bien estimable jeune homme !..

MATHIAS FILS, à part. Parce qu’il lui a baisé la main? à ce comptc-là, je serai bien plus estimable!.. (Il s’avance.) Mais pas un instant à perdre!., ce petit malbeureux me la souillerait...

CLÉMENTINE, se retourruint au bruit. Ah !

test vous, monsieur!., déjà de retour?

MATHIAS FILS. Oui, cliarmaulç Clémen ^ tine!... mon cheval m’a emporté loin de ma femme... un animal qui a un iustinct...

CLÉMENTINE. Comment?

MATHI.AS FILS. Pui-squ’il m’a remenc assez à temps pour vous sauver 4u dan- .

ger que vous courez!.. i

CLÉMENTINE. Lu danger!..

MATHIAS FILS. Les momens sont précieux... vous m’intéressez... je ne le cachepas!., vos principes!... votre âge.... laj î vertu... ce joli pied que je dois arrêter sur le bord de l’abîme... (rlppuyant.) Quoiqu’un veut vous séduire! ' ! I

I CLÉMENTINE. Aloil

I MATRLAS FILS. Je le sais mieux que personne.., on veut vous séduire !

CLÉMENTINE. Et qui donc?.. r -,

MATHIAS FILS. Ce jeune lionune ,qui était làl

CLÉMENTINE. Monsieur Léopold? Voit)' vous trompez, monsieur, c'est le coeur le plus généreux...

Al* tfu Pir'ffr.

Oai, ki TûQSttvict !.. ilpn^tcnd ^

M'^oascr, moi, piHivrc inconnue!..

MATHIAS PIM, étonné.

(Se remeUon/.)

Vous epouser !.. et voilii justement Ce qui ic (ItiniAsque h ma Tue !

M(!Gez>voas de tous cesl>caux diacniirs,

Des séducteurs c'est la nue ordinaire ;

Ces mcMieurs épousent toujours, *7 C'est l'ctat d'un relibataire.

Et puis un jeune homme sans fortune

sans consistance!., ce qii’d te faut, chère petite... (Baissant la votx.) c’est un protecteur établi... riche. ,, marié inênte... ça n’en vaut que mieux... celui-là ne vous trompe pas, on sait à quoi s’en tenir... et aux yeux du monde... ça sauve les apparences!..

CLÉMENTINE, le regardant . fe n&'\'6us comprends pas, monsieur, \ . . ,

MATHIAHF1L8, lui prenant la main . Coiiiment... avec ton esprit... ton intelligeuce, tu ne comprends pas que je t’adore. .."que je raffole de toi?

CLÉMENTINE, indignée. Monsietu' !.,^

MATHIAS FILS. Eli bien! ne vas-tu pas jeter les hauts cris quand il est si facile de s’entendre !

CLÉMENTINE. Laissez-luoi, monsieur, je Veux sortir!..

MATHIAS r\i.s , Varrétani. Allons donc, tu ne sortais pas tout-à-l’lieure, quanti ce polit monsieur était ià à tes pieds.

CLÉMENTINE. U mon Dieu !.. vous penseriez...

sitTiiiVS FILS. Rien du tout!., je suis

sourd, muet, aveugle ,, pourvu que cela

PEHE ET FILS.

me rapporte quelque chose... {Tombant à Jet pieds.) et que tu accepte* le sort brillant que je mets k tes pieds !..

teaatooaaaaatiaaaeoeaoaaaaaeeeaaooeQeBeamao

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