SCENE VI
Les Mêmes , CLÉMENTINE.
CLÉMENTINE. Monsieui' le baron... madame la comtesse vous attend '...
M.aTHlAS FILS , (fun «<> galant. C’est bien aimable à elle.. . d’avoir choisi un messager aussi... ( Du ton naturel.') Est-ce que votis n’êtes pas de la promenade, mon enfant?..
CLEMENTINE. Moi, monsieur?., oh! je n’ai pas le temps de m’amuser... la toilette de la mariée!.. celle du bal à préparer !
M.aTHlAS FILS , d'un ton patelin. Comment! c’est pour moi que ces jolis doigts?..
(Il lui prend la main.)
RANTZ, bo3. Prends donc garde !... si ta femme...
MATHIAS FILS, bas. Elle loge de l’autre côté...
HANTZ, haut. Allons, cher ami... quand les dames font dire qu’elles sont prêtes!...
UATni.AS FILS. Elles en ont encore pour une heure. (^Prenant la main de Clèmeni ne.) Je n’eiitcnds pas qu’on vous rende ainsi victime de mon bonheur !.. et une fois marié, je veux que vous soyez toujours li , avec nous... si vous paviez combien je m’intéresse...
CLÉMENTINE , ndioement. J’avais déjà cru m’en apercevoir ; aussi depuis long-temps j’ai bien envie de vous deraandei' quelque chose...
MATHIAS FILS , enchanti. Demandez...
chère petite... demandez...
CLÉMENTINE, aoec hésitation. Eh bien!
comment êtes-vous donc baron de Muhldorf?
MATHIAS FILS, étourdi. Hein?., comment je suis ?. . (Bas à Honli.)Est-ce qu’elle saurait?.. (Je reme/tant.) Hum !.. je suis baron, ma chère... comme tous les barons possibles... par la grâce de Dieu et les constitutions de l’empire...
CLÉMENTINE. Ah !.. c’est qù’il y avait un seigneur du même nom... vous étiez peutêtre parens?..
MATHIAS FILS. Oui !.. cousins !..
CLÉMENTINE. Il y en avait justement un...
MATHIAS FILS. C’est inoi.
CLÉMENTINE. Qui est mort...
MATHIAS FILS. Ce n’est pas moi.
HANTZ. Et puis les grandes familles se divisent en tant de branches...
MATHIAS FILS , s’embrouillant. Sans compter les branches mortes... je descends de celles-là... mais il sufQt que vous ayez connu des Muhldorf..... pour doubler l’attachement...