CHŒUR DES PAI'.F.NS
Air : La belle nuil, In belle fête (Deux Nuits.) Accourons tous, chaulons ensemble Le jour heureux qui nous r.issemljlc.
Honneur au [lère forluné !
Surtout b'wiiicur au nouveuu-nc !
Dajis l'avenir, bonheur au nouveau -né !
CHARLES. Je vous annonce M. Chrysoslôme Boulain... jdace! place I
ROUL.viv. Mes amis, mes parons, vos con- {;ratnlalons me toudienl sensiblement; je voudrais bien vous faire un petit discours analogue «la circouslauce, mais le bonheur
m'a fait un singuUer effet... il m'a rendu tout bête.
CHARLES. Et vous êtcs si heureux, monsieur Boidain.
BOULAi\. C'est vrai, monsieur. 3Iesamis mes parens , je vais vous faire l'honneur de vous présenter au parrain de ma fille... à mon protecteur, à mon bon ange, à mon génie tutélaire , à 3L Paul de Renneville , enfin.
FÉROX. A table !
TOUS. A table!
BOUL.AiM. Oui, à table, car le baptême est pour huit heures et il ne faut pas être trop pressé quand on dine.. . Ah ! une seule observation : messieurs, mesdames, soyons gais , soyons fous même , mais ne faisons ])as trop de bruit, vu que la chambre de ma femme est au-dessus.
TOUS, cr'umt. C'est juste.
CHARLES. Je propose la première santé à IM""' Boulain.
TOUS. A M"'^ Boulain I
BOULAIN. Au nom de mon épouse, je vous fais raison.
CHARLES. La seconde à l'heureux jîère.
TOUS. Oui, oui, à Boulain.
BOULAi\. Du tout... du tout... cet honneur ne m'appartient pas... non. . .
DOROTHÉE. Mais, mon frère, c'estl'usage.
BOULAix. Je me moque de l'usage. Messieurs, remplissez vos verres et puis répétez enchœur après moi :A M. de Renneville! CHARLES , riant. \\ a parbleu raison , à Paul tout l'honneur.
TOUS. A M. de Renneville!
BOULAIN. Nous porterons ma santé au dessert.
CHARLES. C'est cela, et celle de la nourrice... au Champagne!
BOULAix. Au Champagne, dites-vous..; mais je n'en ai pas.
CHARLES. Nous en aurons... j'ai voulu apporter aussi ina part à cette fête.
BOUL.AlX. Nous aurons du Champagne., décidément mon baptême fera du bruit.
FÉRON, il Paul. Qu'avez-vous ? vous me semblez inquiet.
P.VUL. La gaîté de Charles m'effraie.
FÉROX. Pensez-vous qu'il s'oublie à ce point?
P.AUL. Je ne le quitterai ])asd'unins(ant. CHARLES, à Boulain. Eii bien ! monsieur Boulain, nous ne mangeons pas.
liOULAlx. C'est vrai... le boulieur ça m'a donné comme une indigestion, rien ne peut passer.
CHARLES. Buvons, jiar Dieu! Buvons!
«OULAIX. C'est ça... je peux boire encore. CHARLES , demandant. Mon chaûipagne!
LE MAGASIN IHEATRAL.
BOULAIN. Déjà!
CHARLES. Cela va nous égayer tout de
suite.
BOULAIN. Va comme il est dit... et puisque je ne peux pas avaler, eh bien ! je je vas vous chanter quelque chose pour m'occuper. .
CHAULES. Bravo I chantez! je remphrai
votre verre.
TOUS. La chanson! la chanson!
BOULAIN. Oh ! je suis de parole, la vodà ! et vous ferez chorus.
Am nouveau de M. Doche.
C'est le vin seul que j'aime , Et voici mon refrain :
Gloire à l'eau du baptême!
Mais buvons ilu bon vin.