‹ pere hecker: est-il saint?Chapitre 26 sur 58 · PR PE PES TES UN SAINT · texte numérisé non relu

PR PE PES TES UN SAINT

ouvrant la voie au renouvellement de l'Église età : ua plus brillant et plus glorieux avenir... À mes yeux, tout l'espoir est là. » (Pages 375-76-77.)

Le P. Hecker, tout en reconnaissant, dansle passé, les services rendus par la Compagniede Jésus, considérait le rôle des fils de saint Ignace comme terminé par la définition du dogme de Pinfaillibilité du Pape. Ce qu’il aimait le plus dans la Compagnie de Jésus, c’est l'innovation que saint Ignace avait introduite, au seizième siècle, en fondant un ordre religieux sans habit monas- ! tique et sans office de chœur. A |

« Le P. Hecker se plaisait à établir un parallèle entre les deux grandes voies du seizième siècle, écrit l'abbé Dufresne, celle de saint Ignace de Loyola et celle de saint Philippe de Néri. La voie de saint Ignace a d’abord été beaucoup plus importante, mais à la longue celle de saint Philippe de Néri peut le devenir si l’on réfléchit qu'à elle se rattachent, non seulement les Oratoriens, mais les Oblats de saint Charles Borromée, les Û Sulpiciens, les clers réguliers d'Holzhauser, les diverses sociétés sacerdotales si florissantes en France, en Belgique, en Allemagne, et enfin les Paulistes eux-mêmes. »

Dieu seul sait l'avenir et nul ne peut connaître ses desseins sur les familles religieuses que son Esprit a suscitées. Aussi n’a-t-on jamais vules te saints fondateurs de sosiétés religieuses se pré- AE

occuper de savoir si leur voie était la plus èmportante, ni quelles chances elle avait de le devenir. Certes, ce ne sont pas là les soucis d'un saint, «du plus grand initiateur spirituel de notre temps », pour emprunter encore le langage de la Revue du Clergé Français.

Ce qui n’est pas moins digne de remarque dans les considérations du P. Hecker sur le Concile du Vatican, c’est une anomalie étrange. Il avait assisté au début du Concile, comme théologien d’un évêque américain, mais il ne put s’astreindre au travail que cette fonction exigeait de lui.

Les subtilités théologiques, nous le savons, n'étaient point de son domaine, il fut obligé de quitter Rome au mois d'avril.

Or, et c'est là notre remarque, lui qui aimait

tant à discerner — les inspirations du Saint- Esprit et son action dans les âmes — dans la

sienne surtout, ne semble guère frappé, au Concile, que de l'influence et de l’action des Jésuites. Enfin, autre remarque, la définition paraît avoir tellement fortifié, à ses yeux, le principe d'autorité, que nous pouvons concentrer sur d’autres points notre attention et nos efforts, C’est ce que l’on pourrait appeler : le « déclassement des fortifications » de l'Église. A elle maintenant de reprendre sa marche en avant, d’aller à sa « nouvelle phase », à ce que M. l'abbé Klein appelle : « les temps qui commencent »

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