CHRÉTIENNE ET L'ACTION DU SAINT-ESPRIT
SOMMAIRE : Critique de la dévotion actuellement pratiquée
| dans l’Église. — La dévotion des temps nouveaux. — Saint | Joseph, modèle des « stylites de nos jours». — Ceque
c’est que la perfection chrétienne. — Importance des conseils évangéliques. — L'institution monastique est essentielle à l’intégrité de l'Église, — Principe de l'erreur du P. Hecker sur la perfection. — Son attente d’une « ère
nouvelle » pour l’Église. — Elle est contraire à la doctrine de l’encyclique Divinum. — Abus que l’on fait de la parole du Pape, en faveur de ce qu’il condamne. — Sur quels points doit se porter le zèle des prédicateurs relativement à l'action du Saint-Esprit. — L'accord entre l’autorité extérieure et l’action intérieure du Saint-Esprit. — Dangers de la doctrine du P. Hecker. — Elle est condamnée par les auteurs dont elle se réclame. — Admirables maximes de saint Jean de la Croix, trop oubliées du P. Hecker. — Ce qui manquait au P. Hecker pour être un Sainr.
Quelle est la cause du manque de virilité des
catholiques, suivant l'opinion du « docte et saint fondateur des Paulistes » ?
L'esprit du siècle, la sensualité, l'amour du bienêtre, l’absence d'une vraie piété, fondée sur une solide instruction religieuse et sur la pratique de la pénitence, répondrait un prêtre du vieux monde et des temps anciens. |
Écoutez la réponse du biographe d’Hecker :
« Le type de dévotion et d'ascétisme sur lequel on les forme (les catholiques), n’est bon qu'à réprimer l’activité personnelle, cette qualité sans laquelle, de nos jours, iln’y a pas de succès politique possible.
» L'énergie que réclame la politique moderne n’est pas le fait d’une dévotion comme celle qui règne en Europe ; ce genre de dévotion a pu, dans son temps, rendre des services el sauver l'Église, mais c'était lorsqu'il s'agissait surtout de ne pas se révolter. » (Page 400.)
Ce mélange de considérations politiques et de maximes spirituelles, c’est sans doute ce que
M. l'abbé Klein appelle se préoccuper d'une sorte:
d'actualité jusque dans la dévotion. C’est là. assurément, un trait bien américain de « la mystique d’'Ilecker. »
Quelle est donc la dévotion capable de nous procurer des « succès politiques », en dévelop-
pant en nous l'énergie « que réclame la politique moderne ? »
T , r Nous en trouvons l'exposé en une page, reproduite dans la préface, comme toutes celles
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qui constituent l’un des points culminants de la