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ricanisme, Mais, ce n’est pas tout encore; afin de prévenir toute équivoque, et de couper court aux distinctions que l’on eût pu faire, en s’appuyant
sur le fait que les susdites propositions étaient
simplement citées en note et non pas insérées
dans le texte de l’encyclique, Léon XIII résume
et confirme l’ensemble de son enseignement en ces termes:
« De ces décisions des Souverains Pontifes (Grégoire XVI et Pie IX), & faut absolument admettre que l’origine de la puissance publique doit s’attribuer à Dieu, et non à la multitude...
»y — De même, #/ faut admettre que l'Église non moins que l'État, de sa nature et de plein droit, est une société parfaite.
Dans les questions de droit mixte, il est pleinement conforme à la nature ainsi qu'aux
desseins de Dieu, non de séparer une puissance de
l’autre, moins encore de les mettre en lutte, mais bien d'établir entre elles cette concorde qui’est en harmonie avec les attributs spéciaux que chaque société tient de sa nature.
» ELLES SONT LES RÈGLES TRACÉES PAR L'ÉGLISE CATHOLIQUE relativement à la constitution et au gouvernement des États. »
Enfin, dans le paragraphe suivant de la même encyclique, alors qu’il s'applique à justifier l'Église du reproche d’une injuste intolérance, Léon XIII renouvelle la condamnation de la
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séparation de l'Église et de l'État et de légalité civile de tous les culles :
« De plus, il n’y a pour personne de juste motif d’accuser l’Église d'être l’ennemie, soit d'une juste tolérance, soit d'une saine et légitime liberté. — En effet, si l'Eglise juge qu'il n'est pas permis de mettre les divers cultes sur le même pied légal que la vraie religion, elle ne condamne pas pour cela les chefs d'États qui, en vue d'un bien à atteindre ou d’un mal à empêcher, tolèrent dans la pratique que ces divers cultes aient chacun leur place dans l'État. »
Certes, on ne peut désirer un ensemble de déclarations plus claires, plus formelles et d'une
autorité plus incontestable. Les catholiques n'au- -
raient pas « une direction sûre », « dans ce déluge d'erreurs », où ils sont présentement, si le « recueil » que Pie IX « en fit faire » n'avait qu'une autorité discutable; enfin, quand même le Syllabus n’existerait pas, ou n’aurait pas de valeur dogmatique, Les encycliques de Léon XIII suffiraient seules à condamner les doctrines que nous combattons.
Revenons maintenant à Mgr O’Connell, relisons son rapport au Congrès de Fribourg sur l'Américarisme d'après le P. Hecker. Voici l’article de la Constitution américaine concernant la liberté des cultes, et le commentaire dont l'accompagne l’ancien recteur du collège Américain :
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