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Les cas que nous citons plus loin nous permettent de vérifier en partie les causes invoquées par Mandler. En eftet, Gott (observations n°° XII et XII) signale 2 cas de rupture au cours de méningite et dans lesquels les embolies microbiennes sont bien apparentes à l'examen histologique. Quant au spasme œsophagien, l’on se rend compte qu’il a pu jouer un rôle important dans les observations n°* X et XI de Freeman et Glass, au cours de la période de contraction tonique chez les épileptiques syphilitiques.
MM. Masten et Bunts ont d’ailleurs attiré l'attention sur les érosions et perforations de l’œsophage et de l’estomac au cours d’affections cérébrales, et le malade de l'observation
-n° XI, atteint de syphilis cérébro-spinale, semble illustrer ces assertions.
À tous ces facteurs étiologiques déjà étudiés, nous en ajoutons quelques-uns qui nous semblent plus particulièrement communs aux perforations et ruptures, et parmi lesquels il faut retenir :
1° L'ulcère simple de l’œsophage. — C’est une affection peu connue dont Tileston a réuni cependant 41 cas en 1906. Depuis, Chevalier-Jackson a repris la question et complété son étude. La lésion serait due à une inflammation de la muqueuse de l’œsophage favorisée, soit par une infection bucco-dentaire, soit par un spasme du cardia avec rétention de produits septiques, soit enfin par l'existence d’ilots de la muqueuse gastrique. Des régurgitations de suc gastrique provoqueraient et entretiendraient l’évolution de l’ulcération. Il s’observe surtout à l’âge adulte et avec une égale fréquence dans les deux sexes. Il siège principalement dans le tiers inférieur de l'organe. Les symptômes tout à fait inconstants sont la douleur contemporaine de la déglutition, la dysphagie, les vomissements, les hémorragies.
Enfin, et c’est ce qui nous intéresse ici, dans 14 p. 100 des cas, d’après Trileston, il resterait latent et la perioration en est alors le seul signe. Cette perforation serait
caractérisée par un début brutal, avec des douleurs thoraci-
Guizmoro. 2