III. — Pronostic
Sombre dans tous les cas, il est pour ainsi dire fatal dans la rupture.
A. — Cas de la rupture.
Sur une cinquantaine d'observations existant dans la littérature, nous trouvons un seul cas de guérison : celui rapporté par Markowich et Svetoza (obs. ID). Encore les détails nous manquent-ils quant aux suites éloignées de l’intervention chirurgicale. Ce seul fait montre à quel point est désespéré le pronostic des ruptures spontanées de l’œsophage.
Etant donné que ces complications surviennent non pas chez des sujets tarés, mais sur des individus jusqu'alors en bonne santé, l’on peut s'étonner de cette mortalité élevée.
Ceci provient, d’abord, du fait que le diagnostic n’est pas
porté le plus souvent ou qu’il l’est d’une façon trop tardive.
De plus, la rupture expulse une quantité du contenu gastrique dans le médiastin, de telle sorte que les dégâts les plus importants ont été commis avant que le malade ne soit vu par le médecin.
Le pronostic reste donc essentiellement lié à la précocité du diagnostic et de l'intervention.
Il est bien évident que lorsque cette complication survient au cours d’une maladie telle que la méningite (Gott), le pronostic s’en trouve encore singulièrement assombri.
B.:— Cas de la perforation.
1°-Si la perforation s'ouvre dans la plèvre, le pronostic quoique sombre est moins grave que dans la rupture.
En effet, comme cette perforation est le plus souvent le résultat d’une inflammation chronique, des adhérences, témoins de cette chronicité, unissent la plèvre et l’œsophage.